
Le retard dans la lutte contre le changement climatique pourrait engendrer une perte de 1 200
milliards $ pour les entreprises à travers le monde au cours des 15 prochaines années. Il s’agit là du résultat d’une analyse préliminaire faite par l’Initiative pour le financement climatique des Nations unies qui a réuni 20 gestionnaires de fonds afin de mesurer l’impact du réchauffement climatique sur 30 000 des plus grandes entreprises cotées en bourse.
Le
groupe a également élaboré un guide permettant aux investisseurs
d’évaluer les réponses de leurs organisations aux différents degrés de
réchauffement climatique.
« Les
investisseurs ont un rôle central à jouer dans la transition vers un
futur bas-carbone. Cette collaboration est la preuve que nous pouvons
tous prendre de meilleures décisions pour nos consommateurs et pour
l’environnement.», a affirmé Maurice Tulloch (photo), directeur exécutif d’Aviva Plc, l’un des participants au projet.
Les
événements climatiques extrêmes causés par le changement climatique
nuisent déjà aux processus de production. Les gouvernements devraient
mettre en place des politiques pour des technologies plus propres, sans
lesquelles les compagnies auront de plus en plus de mal à être
compétitives.
Afin
de réduire les risques encourus par les investisseurs, les
gouvernements devront probablement mettre en place des taxes carbone de
plus en plus élevés afin de contraindre les marchés à adopter des
technologies plus propres, a déclaré aux gestionnaires de fonds,
Christopher Hope, un expert en politiques de l’Université de Cambridge.
Gwladys Johnson Akinocho
Par Agence Ecofin

