Entraîneur du Real Madrid entre 1999 et
2003, Vicente del Bosque n’a pas oublié le passage de
Nicolas Anelka
chez les Merengue et a livré une piquante anecdote sur l’attitude du
buteur français.
Invité à s’exprimer ce vendredi lors de l’émission Idolos,
l’ancien coach des Merengue, Vicente del Bosque, est revenu sur son
expérience à la tête de la formation madrilène, au début des années
2000. A cette époque, débarque au Real Madrid un Nicolas Anelka en
pleine bourre, et qui sort d’une saison détonante avec les Gunners
d’Arsenal. Auteur de 17 buts en 35 matches avec les Londoniens,
l’attaquant est recruté en 1999 par le Real Madrid, pour la somme de 35
millions d’euros.
Fort
de son statut d’avant-centre de classe internationale malgré son jeune
âge, Nicolas Anelka espère recevoir l’accueil qu’il mérite. Mais il
déchante rapidement lorsqu’il constate que le groupe ne se réjouit pas
suffisamment de ses performances, notamment lorsqu’il marque. De quoi le
vexer au plus haut point, comme l’a rapporté ce jeudi son ancien
entraîneur, Vicente del Bosque, visiblement encore échaudé par
l’expérience.
"Il n'est pas venu s'entraîner"
"Nicolas
Anelka est un joueur qui nous avons acheté très cher et qui a coûté 35
millions d’euros au Real Madrid. Il a signé en tant que star. Après
avoir marqué son tout premier but avec nous, il est revenu dans les
vestiaires et nous a dit que nous n’étions pas suffisamment contents de
son succès, que nous devions célébrer davantage ses buts." En conséquence, l’ancien du PSG a décidé de pratiquer la politique de la chaise vide, comme l’a confirmé Del Bosque: "Il n’est pas venu s’entraîner pendant un jour ou deux et le club a dû le sanctionner."
Et si les partenaires d’Anelka se "sont entraînés normalement, sans se moquer"
lors de son retour sur les pelouses de la Ciudad deportiva, le ressort
s’est en réalité très vite cassé entre lui et le reste du vestiaire.
Pourtant vainqueur de la Ligue des champions, mais auteur de seulement 7
petits buts en championnat, l’International français a finalement plié
bagages un an plus tard pour revenir au Paris Saint-Germain.

