Le groupe japonais Panasonic rejoint d'autres
entreprises japonaises et britanniques de télécoms qui
ont annoncé qu'ils allaient couper, pour le moment, leurs liens avec Huawei, le géant chinois des télécommunications depuis que les États-Unis l'ont placé sur une liste noire. Une décision difficile à prendre pour les groupes japonais très implantés en Chine.
ont annoncé qu'ils allaient couper, pour le moment, leurs liens avec Huawei, le géant chinois des télécommunications depuis que les États-Unis l'ont placé sur une liste noire. Une décision difficile à prendre pour les groupes japonais très implantés en Chine.
De notre correspondant à Tokyo, Frédéric Charles
Comme par hasard, Panasonic décide d'arrêter, la livraison de ses composants électroniques a Huawei avant
l'arrivée, samedi 25 mai à Tokyo de Donald Trump. Le gouvernement
japonais a ordonné à ses entreprises électroniques d'annoncer la rupture
de leurs relations avec le groupe chinois sans attendre le délai de 90
jours accordé par Washington.
Panasonic va donc cesser de fournir à
Huawei et à ses 68 sociétés affiliées des produits fabriqués
intégralement ou en partie aux États-Unis. Mais le groupe japonais
souligne qu'il maintient avec Huawei ses fournitures qui ne sont pas
affectées par la mesure américaine.
Le groupe de télécoms
Softbank, trop lié à Huawei dans le développement de nouvelles
technologies de cinquième génération, suspend le lancement d'un nouveau
terminal Huawei, le temps de voir si ses clients au Japon pourront
l'utiliser en toute sécurité. Toshiba, pour sa part, a décidé de
reprendre ses livraisons à Huawei après avoir confirmé que ses produits
n'utilisent pas de pièces fabriquées sur sol américain.
Par RFI

