Boeing a annoncé dimanche que certains de ses
moyen-courriers 737, dont la version
remotorisée MAX, pouvaient
présenter une pièce défectueuse sur leurs ailes, mais l'avionneur
précise ne pas avoir été informé de problème en vol lié à ce défaut.
Le constructeur américain, qui traverse une crise sans précédent
avec l'immobilisation au sol de toute la flotte MAX depuis mi-mars,
explique avoir été informé par un de ses sous-traitants d'un lot
défectueux du mécanisme permettant de déployer les becs de bord
d'attaque sur les ailes.
Le bec de bord d'attaque d'un avion est un dispositif très
important pour le décollage et l'atterrissage, car il est destiné à
améliorer le glissement de l'air sur l'aile et donc l'aérodynamique de
l'avion.
Boeing indique avoir communiqué le numéro de lot défectueux aux compagnies pour qu'elles inspectent les pièces en question.
«Si les opérateurs trouvent les pièces de ce lot, ils doivent les
remplacer par de nouvelles avant de remettre l'avion en service»,
précise Boeing.
«C'est
un dispositif considéré comme critique, car si les becs de bord
d'attaque ne se déploient pas de façon symétrique, il peut y avoir un
différentiel de portance qui peut être dangereux surtout en phase de
décollage et d'atterrissage», a expliqué à l'AFP un expert aéronautique,
qui a souhaité garder l'anonymat.
Et si les becs de bord d'attaque ne se déployaient pas du tout, les conditions de vol seraient dangereuses.
Cette annonce est faite alors que Boeing s'efforce d'obtenir le feu
vert des autorités de la sécurité aérienne pour remettre en service son
737 MAX qui a été cloué au sol à la suite de deux accidents à quelques
mois d'intervalle ayant fait un total de 346 morts.
Par Le Journal de Montréal

