Trois militaires tués, un autre enlevé et sept civils tués, selon un bilan final de l’armée.
Trois soldats et sept civils camerounais ont été tué et un autre
militaire kidnappé, lundi à l’aube, lors d'une attaque du groupe
terroriste Boko Haram qui a voulu prendre le contrôle d’un poste
militaire dans l’Extrême-Nord du Cameroun, a fait savoir le commandant
de la Force Mixte.
Les combattants appartenant à l’ISWAP,
faction du groupe terroriste Boko Haram, sont venus à bord de pirogues
et à moto. Ils ont attaqué la base militaire et le poste de gendarmerie
de l’île de Darak, située dans la région de l'Extrême-Nord et le
département du Logone-et-Chari, sur le lac Tchad, a ajouté la même
source.
« Vers 3h45 (heure locale / GMT+1) ce lundi 10 juin,
plusieurs membres de Boko Haram ont attaqué le poste de la Force Mixte
Multinationale et la brigade de l’île de Darak. Trois militaires et sept
civils tués et un militaire enlevé », a souligné à Anadolu, le Général
de brigade Bouba Dobekréo, commandant du secteur 1 de le Force Mixte
Multinationale (FMM).
« Plusieurs boutiques et maisons ont été
cambriolées par les assaillants. Les combattants de Boko Haram sont
encerclés par nos forces dans leur cachette sur les îles. Nous tenons
leur unique chemin de repli », a-t-il ajouté.
Le bilan
communiqué à Anadolu lundi matin était initialement d’un militaire tué
et un autre enlevé et le Général Bouba avait précisé qu’il s’agissait
d’un « bilan provisoire », qui a finalement évolué lundi soir après le
décompte final
Pour rappel, six militaires camerounais avaient
été tués le 21 novembre 2016 lors d’une attaque menée par Boko Haram
contre une position de l’armée camerounaise sur cette même île de Darak.
Depuis 2014, l’armée camerounaise en coalition avec les pays de
la zone du Lac Tchad sont en guerre contre Boko Haram. Le premier
secteur de la FMM, regroupant des contingents du Cameroun, du Tchad, du
Nigeria, du Niger et du Bénin, est établi dans cette région, avec un
quartier général à Mora dans l’Extrême-Nord du Cameroun.
Boko
Haram est une menace constante pour les communautés autour du Lac Tchad.
Le groupe terrorise mène également des offensives fréquentes au Niger
et au Cameroun voisins.
Depuis 2009, des milliers de personnes
ont été tuées par le groupe dans la région et une estimation de 2,5
millions de personnes ont fui leurs foyers à cause de l'insécurité.
Lassaad Ben Ahmed

