
Le Portugal s’est imposé mercredi face à la Suisse
en demi-finale de la nouvelle Ligue des nations
(3-1). Son capitaine, Cristiano Ronaldo, a été à la hauteur de sa réputation en inscrivant les trois buts portugais devant ses compatriotes, à Porto. A 34 ans, l’attaquant reste une formidable machine à marquer.
(3-1). Son capitaine, Cristiano Ronaldo, a été à la hauteur de sa réputation en inscrivant les trois buts portugais devant ses compatriotes, à Porto. A 34 ans, l’attaquant reste une formidable machine à marquer.
Un an. Cela faisait presque un an
que Cristiano Ronaldo n’avait plus fait trembler les filets avec la
sélection du Portugal. La dernière fois, c’était lors de la Coupe du
monde 2018 et un match crucial face au Maroc. Son aisance dans le jeu de
tête avait permis aux siens de l’emporter (1-0) et d’éliminer les Lions
de l’Atlas. Depuis, plus rien. Mais pendant huit mois, « CR7 » avait
décidé de faire un break avec la Selecçao, afin de gérer au mieux sa
nouvelle vie à la Juventus. Il n’a retrouvé le Portugal qu’en mars, pour
deux rencontres internationales.
Et ce mercredi 5 juin, le buteur
a retrouvé tout son éclat sous le maillot de l’équipe nationale. La
Suisse, adversaire des Portugais dans cette première demi-finale de la
Ligue des nations, ne lui a pas résisté à l’Estadio do Dragao, à Porto
(3-1).
La Suisse vaillante mais impuissante face au triplé de Ronaldo
Joao
Felix, 19 ans et nouvelle pépite du football lisboète, était aligné en
attaque aux côtés du vétéran Cristiano Ronaldo, 34 ans. Les Suisses ont
peut-être craint le talent du jeune prodige, mais c’est bien le Turinois
qui a fait parler la poudre. Dès la 25e, le célèbre n°7 a ouvert le
score sur coup franc en prenant Yann Sommer à contre-pied. Après quoi,
il a régalé le public de quelques gestes techniques délicieux.
Les
Helvètes n’ont pourtant pas démérité, et dans la confusion et avec la
vidéo, la Nati a obtenu un penalty pour une faute de Nelson Semedo sur
Steven Zuber. Ricardo Rodriguez s’est chargé de le transformer (57e). Le
bateau portugais a ensuite tangué pendant de longues minutes… jusqu’à
ce que le capitaine reprenne la barre.
Alors que l’on se dirigeait
vers la prolongation, Bernardo Silva a trouvé Cristiano Ronaldo dans la
surface. Sans contrôle, l’attaquant a redonné l’avantage au Portugal
d’une frappe sèche (88e). Et c’est encore lui qui a donné le coup de
grâce sur un contre assassin. Ronaldo a fixé Manuel Akanji, l’a effacé
d’un crochet et a scellé le sort du match d’un tir enroulé (90e). Le
stade du Dragon a pu crier toute son admiration pour son chouchou.
53e triplé et désormais 88 buts pour « CR7 »
Jeudi,
les hommes de Fernando Santos regarderont avec sérénité l’autre
demi-finale entre les Pays-Bas et l’Angleterre à l’estadio D. Afonso
Henrique, à Guimaraes. Eux sont assurés d’être là dimanche 9 juin, à
nouveau à Porto, pour la finale de cette Ligue des nations. Même s’ils
devront se méfier, Cristiano Ronaldo le premier. La dernière fois que le
Portugal a joué une finale d’une compétition de l’UEFA à domicile,
c’était lors de l’Euro 2004, et le jeune grand espoir de l’époque
qu’était Ronaldo n’avait pu éviter une défaite cuisante contre la Grèce.
Le
contexte a toutefois bien changé, et l’équipe du Portugal aussi. Il y a
15 ans, Cristiano Ronaldo n’était qu’un jeune homme de 19 ans, un
diamant à polir. Aujourd’hui, il est l’un des plus grands joueurs de
l’histoire du football, un quintuple Ballon d’Or et un buteur toujours
en verve. C’est la 7e fois qu’il inscrit un triplé avec le Portugal, et
la 53e fois si on compte aussi ses exploits avec Manchester United, le
Real Madrid et la Juventus.
Autre statistique folle : avec ces
trois nouvelles réalisations, Cristiano Ronaldo en est désormais à 88
buts inscrits avec le Portugal (en 157 sélections). Le précédent record
européen du Hongrois Ferenc Puskas, qui avait marqué 84 buts entre 1945
et 1956 (en 85 sélections par contre), s’efface un peu plus. Dans
l’histoire du football, il n’y a plus que l’Iranien Ali Daei devant
« CR7 ». Lui trône avec 109 buts marqués (en 149 sélections). Cela
paraît difficilement accessible… mais impossible n’est pas Ronaldo.
Par
Nicolas Bamba
RFI

