
Liverpool a souffert mais s'est imposé contre Tottenham (2-0). Les Reds
remportent la sixième Ligue
des champions de leur histoire.
Il ne fallait pas arriver en retard pour cette finale entre les Spurs et les Reds puisque tout s'est décanté dès les premières minutes de jeu ! En effet, sur la première incursion des hommes de Jurgen Klopp, Sadio Mané voyait son centre contré par le bras du pauvre Moussa Sissoko et
M. Skomina n'hésitait pas à accorder un penalty qui ne manquera pas de
faire parler. En effet, le ballon était d'abord dévié par la poitrine de
l'international français avant de heurter son bras.
Mohamed Salah
n'en avait cure et ne tremblait pas pour tromper Hugo Lloris d'une
frappe puissante dans l'axe du but. Un an après le calvaire qu'il avait
vécu à Kiev contre le Real Madrid, l'Egyptien pouvait enfin avoir le sourire dans une finale de Ligue des champions et c'est tout Liverpool et sa marée rouge qui criaient leur bonheur.
Devant au score, les Reds laissaient alors le contrôle du jeu à leurs adversaires, qui peinaient toutefois à véritablement se montrer dangereux
dans une première mi-temps qu'Harry Kane, finalement titularisé par
Mauricio Pochettino malgré près de deux mois sans compétition,
traversait comme une ombre.
En face, les Reds opéraient en contre avec plusieurs longs ballons à
destination des deux flèches Sadio Mané et Mohamed Salah. Mais dans ce
match à fort enjeu, l'intensité des défenses prenait le pas sur des attaques pourtant étincelantes tout au long de la compétition (21
buts pour Tottenham en 12 matches, 22 pour Liverpool). Les deux
meilleures opportunités de cette première mi-temps étaient à mettre à
l'actif des latéraux de Liverpool, chacun auteur d'une tentative
lointaine. Alexander-Arnold ne trouvait pas le cadre alors que Lloris
semblait battu (17e), puis Robertson obligeait le champion d'une monde à
la claquette (38e). Suffisant pour rentrer aux vestiaires avec l'avantage.
Trop timoré, Tottenham revenait
avec davantage de vélléités offensives et accentuaient la pression.
Mohammed Salah essayait bien de provoquer quelques sueurs dans la
défense des Spurs, mais ces derniers augmentaient leur main mise sur la
possession du ballon. Le moment était alors venu de débuter le coaching
du côté de Jurgen Klopp. C'est d'abord l'un des héros de l'improbable
Remontada contre Barcelone en demi-finales, Divock Origi, qui suppléait en pointe un Firmino peu en vue
(58e). C'est ensuite le guerrier James Milner qui prenait la place de
Georginio Wijnaldum (62e). Alors que son équipe ne parvenait toujours
pas à faire la décision, Mauricio Pochettino lançait pour sa part Lucas
Moura, véritable héros d'Amsterdam à la place d'Harry Winks (66e).
Malgré tout, ce sont les Reds qui continuaient de se procurer les plus belles occasions
avec James Milner, idéalement décalé dans la surface par Sadio Mané
mais qui ne trouvait pas le cadre (69e). Le Sénégalais avait transpercé
la défense des Spurs dans les espaces laissés notamment par la sortie
d'Harry Winks. Le milieu des Londoniens qui connaissait un véritable
coup dur quelques minutes plus tard avec la sortie sur blessure de
Moussa Sissoko, remplacé par Eric Dier (74e).
Tottenham se montrait de plus en plus dangereux :
Alli butait sur Allison de la tête (78e), avant que le gardien brésilien
ne sorte une double parade sur des frappes de Son puis de Lucas (80e).
Liverpool se faisait une nouvelle frayeur quelques minutes plus tard
avec une faute de Milner sur Rose à quelques centimètres de la surface.
Alisson sortait le coup-franc d'une splendide horizontale, avant que
Lucas ne rate sa reprise alors qu'il était tout seul sur le corner
consécutif (84e).
Et à force de ne pas concrétiser, c'est Divock Origi qui envoyait son équipe au paradis d'une frappe à ras de terre
du pied gauche à la suite d'un corner (87e). Liverpool pouvait alors
exulter malgré une dernière tentative de Kane bien captée par un Alisson
impeccable (90e+3), la sixième Ligue des champions de son histoire était en poche un an après la défaite contre le Real Madrid à Kiev.
Par besoccer.com

