Le paquebot «Empress of the seas» est devenu mercredi le
dernier navire de croisière américain
à faire escale à Cuba après
l’imposition de nouvelles sanctions par Washington sur l’industrie
touristique de l’île.
Le paquebot, battant pavillon des Bahamas et propriété de la
compagnie américaine Royal Caribbean Cruises, a accosté mardi au port de
La Havane pour une escale de deux jours.
L’annonce des sanctions, entrées en vigueur mercredi, a pris de
nombreux passagers par surprise. Ils en ont été informés pendant leur
visite de la capitale cubaine.
«Est-ce bien ou mal, nous n’en savons rien en tant que citoyens
américains. Cela a été une véritable surprise pour nous», a confié à l’AFP Linda Mensure, originaire du Texas.
«Des gens ont programmé leur voyage pour la semaine prochaine et ne
peuvent plus venir. C’est triste», a déploré Jim Johnson, un touriste
venu de Floride, à propos de compatriotes ayant acheté des billets pour
des croisières incluant Cuba dans leur itinéraire.
Les
États-Unis ont annoncé mardi de nouvelles sanctions sur l’industrie
touristique cubaine, un secteur essentiel pour l’économie de l’île des
Caraïbes accusée d’ingérence au Venezuela pour son soutien au régime du
président Nicolas Maduro.
Washington, qui accuse La Havane de jouer un «rôle déstabilisateur»
en Amérique latine, interdit désormais aux Américains de se rendre à
Cuba en voyages de groupe.
Les sanctions visent également les bateaux de croisière, de pêche ou de plaisance et l’aviation privée ou d’affaires.
Cuba, sous embargo de Washington depuis 1962, a reçu plus de
250.000 touriste américains entre janvier et avril, soit près du double
de l’année précédente.
Son prédécesseur démocrate Barack Obama avait initié fin 2014 un
réchauffement historique avec le pouvoir castriste, auquel Donald Trump a
mis fin après son entrée en fonctions en renforçant l’embargo et les
sanctions.
Par Le Journal de Montréal

