Au Burundi, la vie politique s’apprête à tourner la page de l’ère
Nkurunziza. L’actuel président ne
briguera pas de nouveau mandat. Le
parti au pouvoir a tenu son congrès, ce dimanche 26 janvier, à Gitega,
la nouvelle capitale du pays. Les centaines de délégués du CNDD-FDD, le
parti au pouvoir, ont désigné le général Évariste Ndayishimiye pour
porter les couleurs du parti, en vue de la présidentielle prévue le 20
mai 2020.
Plusieurs noms circulaient mais c’est celui du secrétaire général du
parti qui a été retenu. Le général Évariste Ndayishimiye essayera ainsi
de succéder au président sortant, Pierre Nkurunziza lors de la présidentielle du 20 mai prochain.
Le président Pierre Nkurunziza, comme promis, vient donc de passer la main.
Cela s’est passé, dans la matinée de ce dimanche, dans un huis clos,
lors d’un congrès du parti. Le congrès du CNDD-FDD est une véritable
cérémonie, très haute en couleurs, qui se déroule dans une ambiance
festive, comme ce parti sait bien y faire.
Officiellement,
Évariste Ndayishimiye a été proposé aux congressistes par le Conseil des
Sages, organe dirigeant de ce parti présidé par Pierre Nkurunziza.
Néanmoins, selon des sources de ce parti, il a dû, au préalable, être
adoubé par le groupe de généraux issus de l’ex-principale rébellion
hutu, aujourd’hui au pouvoir et qui contrôle désormais le parti et le
pays d’une main de fer
Un des hommes-clés du CNDD-FDD
Le
général Évariste Ndayishimiye est un des hommes-clé du système
CNDD-FDD, depuis le maquis jusqu’à nos jours. Il est né en 1968 dans
cette même province de Gitega où se tient le congrès. Il a rejoint la
rébellion du CNDD-FDD en 1995, après le massacre des étudiants hutus de
l’université du Burundi et il va gravir tous les échelons au sein de
cette rébellion. Il en est un des principaux chefs militaires à la
signature de l’accord global de cessez-le-feu en 2003. Depuis, il a
toujours occupé de hautes fonctions telles que ancien ministre de
l’Intérieur, de la Sécurité publique, chef de Cabinet militaire et puis
chef de Cabinet civil du chef de l’État.
Le général Évariste
Ndayishimiye, étant proche de Nkurunziza, a annoncé que Dieu lui avait
envoyé des signes que cela allait arriver un jour, tout comme son mentor
Nkurunziza l’avait dit à son époque, lorsqu’il avait été choisi.
Par RFI

