
janvier. Le 777X de Boeing a décollé pour la première fois pour un vol d’essai. La compagnie espère que cet appareil, censé devenir le plus gros bi-réacteur au monde, pourra entrer en service l’année prochaine et compenser en partie les pertes occasionnées par les déboires du 737 MAX.
Avec notre correspondante à Washington, Anne Corpet
Ce
n’est qu’un premier vol d’essai, il y aura encore de nombreux tests
avant la mise en service de l’appareil, mais il apporte un certain
soulagement à la compagnie américaine, confrontée à de graves difficultés depuis les crashs de deux 737 MAX qui ont révélé une série de dysfonctionnements. « Le processus de certification a changé, nous allons procéder à des enquêtes vraiment approfondies autour du 777X », a déclaré le nouveau PDG de Boeing.
Mais
signe de méfiance, les régulateurs étrangers, dont l'Agence de la
sécurité aérienne de l'Union européenne, comptent procéder à un examen
parallèle de l’appareil. Or ils s’en remettent habituellement aux
décisions de l’administration fédérale. Boeing a déjà une commande ferme
de plus de trois cents 777X, dont 200 vendus à des compagnies du Moyen
Orient. L’appareil peut transporter jusqu’à 426 passagers, coute 442
millions de dollars, et se veut très économe en carburant. Il sera
directement en concurrence avec l’A350 européen d’Airbus .
Les premières livraisons ne devraient pas avoir lieu avant l’année prochaine.
Par RFI

