
(Québec) Québec s’attend à ce que ses mesures de confinement freinent
l’augmentation de cas de
COVID-19 dans un délai de 40 jours après leur
mise en place, donc environ au début de mai. Mais le retour à la vie
normale tardera : des restrictions devront être maintenues tant et aussi
longtemps qu’il n’y aura pas de vaccin, ce qui prendra plusieurs mois.
C’est ce qui
ressort d’un breffage technique destiné aux médias et organisé par des
responsables de la Santé publique lundi, à Québec. On ne peut les citer.
On
y a présenté entre autres les « impacts espérés » des mesures annoncées
par le gouvernement de façon progressive, principalement entre le 16 et
le 23 mars.
Québec
calcule que les « mesures de contrôle » permettront de limiter la
transmission du virus : dix personnes infectées vont en contaminer
quatre, six ou huit selon que les mesures s’avèrent plus ou moins
efficaces. On parle donc d’un taux de transmission de 0,4, 0,6 ou
0,8 pour chaque cas de COVID-19. Sans mesures de contrôle, on peut
facilement penser que chaque personne infectée en contaminerait trois,
selon les explications données.
Grâce aux mesures, le nombre de nouveaux cas de COVID-19 doit diminuer progressivement, selon les projections de Québec.
Que
l’on obtienne un taux de 0,4, 0,6 ou 0,8, ce n’est que 40 jours après
la mise en place des mesures que l’on arrive à freiner l’augmentation
des cas de COVID-19. On se retrouverait alors au mieux à la fin d’avril,
mais plus réalistement au début de mai.
Dans
ce contexte, on peut penser que la fermeture des entreprises et des
commerces jugés non essentiels doive se poursuivre au-delà du 13 avril,
possibilité que les responsables de la Santé publique n’ont toutefois
pas commentée. Des évaluations sont faites au jour le jour, résume-t-on.
Mais
même en freinant l’augmentation de cas de COVID-19, il ne faut pas
espérer un retour à la vie normale en mai. Les indications ont été
claires à ce sujet. Il faudra maintenir un certain nombre de « mesures
de contrôle » tant et aussi longtemps qu’il n’y aura pas de vaccin. On
n’en attend aucun avant plusieurs mois.

