
L’inde a décidé de suspendre l’utilisation de tests
rapides au Covid-19, suite à des résultats douteux.
Quelque 650 000 de
ces tests viennent d’arriver de Chine et devaient permettre au pays
d’accroitre le dépistage, mais les premiers essais indiquent que ces
échantillons pourraient être défectueux.
Avec notre correspondant à New Delhi
Cela
faisait des semaines que l’Inde les attendait, et c’est maintenant la
douche froide. Les tests rapides chinois présentent des marges d’erreur
allant de 6 à 71% quand on compare leurs résultats à ceux, plus fiables,
pratiqués en laboratoire.
New Delhi suspend donc pour deux jours
leur utilisation, en attendant leur évaluation. Les autorités sanitaires
ne prévoyaient déjà pas d’utiliser ces tests pour des diagnostics, car
cette technologie rapide n’est pas assez crédible. Mais ils devaient
permettre d’augmenter le nombre de tests
réalisés auprès des patients asymptomatiques, qui représentent 69% des
malades du Covid-19 en Inde. Ceci afin d’évaluer la propagation
silencieuse de la maladie à moins de deux semaines de la fin programmée
du confinement.
La
déception est grande, et ce n’est pas la première fois que cela arrive
avec des produits chinois pendant cette crise. Des équipements de
protection ont également été rejetés à leur arrivée. L’ambassade avait
alors recommandé d’acheter uniquement des produits de compagnies
approuvées par Pékin. Cela a été fait dans ce cas, mais ne semble pas
avoir assuré leur fiabilité.
Par RFI

