La course mondiale au vaccin contre le nouveau
coronavirus s'intensifie avec de premiers essais
cliniques annoncés
cette semaine en Allemagne et au Royaume-uni.
Selon l'ONU, un vaccin est la seule voie possible vers un retour à la "normalité".
Les scientifiques sont donc à pied d'œuvre au niveau mondial. En
Allemagne, l'autorité fédérale chargée de la certification des vaccins a
donné mercredi 22 avril son feu vert à des essais cliniques sur des
humains.
Ces derniers seront menés par le laboratoire allemand
BioNTech, basé à Mayence, en lien avec le géant américain Pfizer. Le PDG
de BioNTech, Ugur Sahin, a assuré récemment que les essais démarreront
"à la fin du mois d'avril" avec de premières données disponibles "fin
juin ou début juillet".
Ces essais cliniques seront dans un
premier temps menés sur 200 volontaires sains âgés de 18 à 55 ans. Une
deuxième phase devrait concerner des volontaires au profil à risque,
selon l'IPE. Ils doivent consister à "déterminer la tolérance générale
du vaccin testé et sa capacité à proposer une réponse immunitaire contre
l'agent pathogène", un virus à ARN, qui a la particularité de muter.
Première dose au Royaume-Uni
Des
essais doivent également démarrer jeudi en Grande-Bretagne avec une
première dose administrée à des humains dans le cadre d'un projet piloté
par l'université d'Oxford, sous l'égide du gouvernement. Ils porteront
dans leur première phase sur 510 volontaires de 18 à 55 ans. La moitié
d'entre eux recevront le potentiel nouveau vaccin, les autres un vaccin
témoin.
Un million de doses seront produites d'ici septembre en
parallèle de la poursuite des recherches pour que le vaccin soit
rapidement disponible en cas de succès. Les chances de réussite sont
évaluées par ses concepteurs à 80 %.
Lutte sans pitié
Il n'existe à ce stade aucun traitement ou vaccin contre le Covid-19, qui a tué plus de 180 000 personnes dans le monde et en a infecté plus de deux millions et demi.
Actuellement,
cinq projets en sont au stade des essais sur des humains, selon les
autorités allemandes. De premiers essais cliniques ont été annoncés dès
la mi-mars par des développeurs chinois et américains.
Cette quête
effrénée d'un vaccin donne lieu à une lutte sans pitié entre certains
pays. Le gouvernement allemand a ainsi dû intervenir pour stopper in
extremis des tentatives, pilotées par la Maison Blanche, de rachat du
laboratoire pharmaceutique allemand CureVac.
Au-delà, c'est toute
l'Europe, fragilisée par l'épidémie, qui est en train de muscler ses
garde-fous face aux projets d'acquisition d'entreprises stratégiques par
des groupes étrangers en quête de bonnes affaires. La Commission
européenne a récemment exhorté les 27 pays de l'UE à "se protéger"
contre cette menace.
Par France 24 Avec AFP

