
La Première ministre Jacinda Ardern a annoncé ce lundi que les mesures de distanciation sociale n’étaient plus nécessaires dans le pays.
CORONAVIRUS - La nouvelle méritait bien une “petite danse” de la part
de la Première ministre. La Nouvelle-Zélande a levé ce lundi 8 juin
toutes les restrictions nationales qui avaient été décrétées pour lutter
contre le coronavirus, après le rétablissement de la dernière personne qui était encore à l’isolement.
Les contrôles aux frontières demeureront en vigueur, a précisé la Première ministre Jacinda Ardern,
qui a cependant ajouté que les mesures de distanciation sociale et les
restrictions du nombre de personnes pouvant se rassembler n’étaient plus
nécessaires.
“Nous sommes confiants quant au fait que nous avons
éradiqué pour l’instant la transmission du virus en Nouvelle-Zélande”, a
déclaré Jacinda Ardern lors d’un discours télévisé, ajoutant que ses
compatriotes s’étaient “unis d’une façon sans précédent pour vaincre le
virus”.
Interrogée sur sa réaction lorsqu’elle a su que son pays ne comptait
plus aucun cas de coronavirus, Jacinda Ardern a confié avoir “fait une
petite danse” avec sa fille de deux ans, Neve.
“Elle a été un peu surprise mais elle m’a accompagnée, même si elle
n’avait aucune idée de la raison pour laquelle je dansais dans le
salon”, a-t-elle ajouté dans un sourire.
“Maintenir la vigilance”
L’archipel du Pacifique Sud, qui
compte une population de cinq millions d’habitants, a dénombré 1154 cas
confirmés et 22 décès. Plus aucune nouvelle contamination n’a été
recensée depuis 17 jours. Cela faisait une semaine qu’il n’y avait plus
qu’un seul cas actif.
L’identité du dernier patient n’a pas été
dévoilée, mais il s’agirait d’une femme d’une cinquantaine d’années qui
serait liée à une chaîne de transmission du virus à Auckland. Le
directeur général du ministère de la Santé Ashley Bloomfield a annoncé
lundi que cette personne s’était rétablie et n’était plus à l’isolement.
“Le
fait de n’avoir aucun cas actif pour la première fois depuis le 28
février est certainement un jalon important dans notre périple mais,
comme nous l’avons précédemment dit, il sera essentiel de maintenir la
vigilance contre le Covid-19”, a-t-il dit dans un communiqué.
Des événements sportifs en public
La
Nouvelle-Zélande a été saluée pour sa réponse efficace à l’épidémie de
coronavirus, qui a impliqué notamment un confinement strict de sept
semaines jusqu’en mai. “Le dernier cas n’avait plus de symptômes depuis
48 heures et est considéré comme rétabli”, a précisé le ministère de la
Santé.
L’alerte sanitaire a été ramenée au niveau 1, sur une échelle qui en
compte 4, ce qui signifie que les théâtres pourront rouvrir, de même que
les discothèques, sans aucune restriction du nombre de clients. Les
événements sportifs ne seront plus obligés de se tenir à huis clos, une
évolution majeure pour la fédération locale de rugby, qui va permettre à
sa compétition “Super Rugby Aotearoa” de débuter dans des stades
pleins.
“Nous sommes incroyablement fiers, et reconnaissants,
d’être la première compétition sportive professionnelle au monde en
position de permettre à nos équipes de jouer à nouveau devant leurs
fans”, a déclaré le patron de New Zealand Rugby Mark Robinson. “Cela va
être une compétition unique et ça tombe bien que les Néo-Zélandais aient
la possibilité de participer”.
“La nouvelle que vous attendiez tous!
Les fans seront de nouveau les bienvenus pour le Super Rugby Aotearoa
dès les premières rencontres!”
Cette compétition est
une version resserrée du Super Rugby qui opposait des franchises de
Nouvelle-Zélande, d’Australie, d’Afrique du Sud, d’Argentine et du Japon
avant sa suspension prématurée en mars à cause de l’épidémie de
coronavirus. Le championnat Super Rugby Aotearoa ne rassemblera que les
cinq franchises néo-zélandaises et se veut un substitut temporaire à la
compétition multinationale.
Jacinda Ardern a observé que la levée
des restrictions permettrait de soutenir l’économie nationale. “Nous
avons de l’avance sur la reprise économique car ce niveau 1 fait de nous
une des économies les plus ouvertes au monde, si ce n’est la plus
ouverte”, a-t-elle dit. Elle a précisé que les modèles montraient qu’au
niveau 1, l’économie fonctionnait à 96% de son potentiel, contre 63%
seulement au niveau 4.
Par huffingtonpost.fr

