![«Ce ne sont pas les tweets mais les retweets qui vous causent des ennuis» selon Donald Trump. [SAUL LOEB / AFP] «Ce ne sont pas les tweets mais les retweets qui vous causent des ennuis» selon Donald Trump.](https://static.cnews.fr/sites/default/files/styles/image_640_360/public/000_1to8ox-min_5f1d5a2ddddfc_0.jpg?itok=OMVQUJ_F)
Une autocritique rare. Dans une interview
vidéo accordée à un célèbre blogueur et publiée vendredi,
Donald Trump,
utilisateur compulsif de Twitter, a admis regretter l'envoi de certains
tweets.
Alors que Dave Portnoy, fondateur du blog sur le sport
et la culture populaire Barstool Sports, lui demandait s'il s'était
déjà réveillé un matin après avoir tweeté, en se disant «Oh mec, je
n'aurais pas dû l'envoyer», le président américain a été très franc.
«Souvent, trop souvent», a-t-il répondu.
«Autrefois, tu écrivais une lettre, tu la posais sur ton bureau, et
tu revenais le lendemain en te disant : "Je suis content de ne pas
l'avoir envoyée." Mais on ne fait pas ça avec Twitter», a semblé
regretter l'homme aux 84 millions de followers. Et celui-ci de
poursuivre : «On publie instantanément, on se sent bien, puis on
commence à recevoir des appels : "Avez-vous vraiment dit ça ?" Puis tu
dis : "Qu'est-ce qui ne va pas avec ça ?" Et tu découvres beaucoup de
choses.»
Selon le locataire de la Maison Blanche, en campagne pour sa
réélection, il faut particulièrement se méfier des «retweets»,
c'est-à-dire des partages de tweets d'autres internautes. «Ce ne sont
pas les tweets mais les retweets qui vous causent des ennuis», a affirmé
à Dave Portnoy celui qui a tweeté plus de 20.000 fois depuis son
élection en novembre 2016 selon le site Trump Twitter Archive, soit 15 fois par jour en moyenne.
Des retweets polémiques
Récemment, Donald Trump a en effet été critiqué pour avoir partagé
plusieurs tweets polémiques, notamment une vidéo dans laquelle on peut
entendre l'un de ses soutiens crier «White power». Le milliardaire a
ensuite supprimé ce retweet, la Maison Blanche expliquant qu'il n'avait
pas entendu la remarque, fréquemment utilisée par les suprémacistes blancs.
Le dirigeant de 74 ans, en guerre ouverte avec Twitter depuis
plusieurs semaines, a également retweeté mi-juillet un tweet complotiste
de l'ancien présentateur TV Chuck Woolery, dans lequel ce dernier
affirme que «tout le monde ment» au sujet du Covid-19, dans le but
d'empêcher la réélection de Donald Trump le 3 novembre prochain.
Parmi ses autres faits d'armes, le partage d'un tweet qualifiant
Hillary Clinton - ancienne rivale de Donald Trump lors la présidentielle
de 2016 - de «skank» (que l'on pourrait traduire par «allumeuse») ou
d'un autre utilisant le hashtag «FireFauci» («Virez Fauci»), visant le Dr Anthony Fauci, épidémiologiste à la renommée mondiale qui conseille le président américain depuis le début de la crise du coronavirus.
Par
CNEWS

