
« Il faut mettre en œuvre intégralement le plan national de réduction des prêts improductifs afin de
freiner l’accumulation continue de prêts improductifs dans le système bancaire ». Ceci est l’une des recommandations du Fonds monétaire international (FMI) dans récente une analyse sur le Cameroun, publiée au cours du mois d’août en cours.
À en croire le FMI, il
convient pour le Cameroun de mettre en place un système efficace de
saisies afin de limiter les prêts improductifs. Car, même si des
dizaines de magistrats et de greffiers ont été formés aux procédures de
saisies bancaires, comme l’exige le programme économique triennal avec
l’institution financière, il demeure que la loi établissant les
tribunaux de commerce n’a pas encore été soumise à l’Assemblée
nationale. De plus, le registre des sûretés mobilières qui est un
élément fondamental du plan de réduction des prêts improductifs n’est
que partiellement opérationnel.
En outre, bien que le
registre soit ouvert et contienne plus de 23 milliards d’entrées, une
seule banque au Cameroun [qui n’est pas nommément cité] s’astreint à
enregistrer ses sûretés. « Les autorités [camerounaises] agissent pour que toutes les banques enregistrent leurs sûretés mobilières », observe l’institution.
S.A.
Par Investir au Cameroun

