Des militaires français ont été déployés pour prêter main forte aux troupes libanaises.
Près d'un mois après l'explosion survenue le 4 août sur le port de
Beyrouth, qui a fait au moins 188 morts et plus de 6500 blessés, Emmanuel Macron effectue une deuxième visite dans la capitale libanaise, où la France apporte son aide à la reconstruction.
Depuis la mi-août, des militaires français sont à pied d'œuvre pour aider les troupes libanaises à remettre le port en état.
Des dégâts colossaux
"L'ampleur
des dégâts suite à cette explosion du 4 août est colossale", rappelle
le colonel Antoine de La Bardonnie, du 2e régiment étranger de génie, au
micro de BFMTV.
Sur place, outre "les difficultés inhérentes à
tout chantier de travaux lourds", note le gradé, les forces françaises
doivent composer avec les conditions climatiques difficiles, notamment
liées aux fortes chaleurs et à l'humidité tenace.
Pour ces
raisons, certaines tâches ne peuvent être effectuées au cours de la
journée, comme la découpe des matériaux, à laquelle les militaires
procèdent "plutôt le soir après 17 heures et jusqu'à minuit, 1 heure du
matin", indique Antoine de La Bardonnie.
Composer avec le fonctionnement du port
"Les
difficultés, c'est également la sécurité sur le chantier, puisque le
port continue à fonctionner. Il y a toujours des camions civils qui
viennent et puis également des véhicules, des personnels qui ont perdu
beaucoup de marchandises ici, des Libanais qui essayent de les
récupérer", poursuit-il.
Cette phase de déblaiement devrait durer encore une quinzaine de jours.
Au-delà, l'objectif sera de remettre le port pleinement en fonction,
même si certaines zones restent fermées, comme celle autour des silos où
l'explosion a eu lieu, en raison de l'enquête en cours.
Par BFMTV

