Un groupe d’artistes réunis autour du Prince des montagnes a donné une
conférence de presse hier lundi 9 mai 2016 pour dire non à ce projet.
Après plusieurs décennies de batailles autour de la question du droit
d’auteur, les multiples protagonistes ne sont pas prêts à déposer les
armes. Ceci malgré quelques tentatives de rapprochement des parties
concernées pour sortir de cette crise. En outre, le torchon brule
toujours entre Sam Mbendè, PCA de la Cameroon Music Corporation (CMC)
et Ndedi Eyango, PCA de la Société Camerounaise de l’Art Musical
(SOCAM). Et cette fois-ci au cœur de la bataille, l’éventuelle fusion
entre les deux sociétés des droits d’auteur camerounais.
Le quotidien Le Messager, dans sa livraison du mardi
10 mai 2016, en kiosque, indique qu’une quarantaine d’artistes
musiciens, au premier rang desquels Ben Decca, Nkotti François, Annie
Anzouer, Isnébo, Marthe Zambo, Daniel Ndo, se sont réunis autour de
Ndedi Eyango au cours d’une conférence de presse organisée lundi 9 mai
2016. Une conférence dont l’objectif majeur était de dire non à cette
prétendue fusion.
Pour l’artiste Boni, représentant des artistes musiciens du Centre,
il n’est pas question de se ranger du côté de ceux qui empêchent aux
artistes de vivre de leur art. «Les artistes musiciens ne vivent pas
de leur métier, nous avons été longtemps roulés dans la farine, il est
temps de dire non. Nous ne pouvons pas nous allier à des personnes qui
se sont enrichies sur le dos des artistes», tempête-t-il.
En effet, pour le camp Eyango, la CMC a failli aux missions dévolues
aux droits d’auteur. En plus, dit-il, la CMC n’a pas d’agrément et ne
jouit pas d’une existence légale. Cette rencontre a par ailleurs servi à
présenter la nouvelle association des artistes musicien en gestation,
le Rassemblement des Artistes Musicien du Cameroun (RAMCAM), compterait à
ce jour près de huit cents membres, révèle le journal.
© Lore E. Souhe | Cameroon-Info.Net

