Le nom du Ministre des Transports se serrait retrouvé dans la liste des
personnalités qu’incriminées par le vaste système d’évasion fiscale.
Se référant au journal L’anecdote paru il y’a une semaine, le journal La Nouvelle
du lundi 23 mai 2016 révèle qu’une onde de choc a atteint le Cameroun
concernant le scandale de l’évasion fiscale au Panama. À en croire le
journal, un chinois dénommé, Yan Mia Fu, ne résidant pas au Cameroun a
servi à faire partir de l’argent du Cameroun, destiné faire des
transactions en Chine. Selon une source du journal, cet argent a pris la
destination du paradis fiscal.
La Nouvelle rappelle que le Cameroun a opéré deux grandes transactions financières vers la Chine depuis quelques années. «Il s’agit de l’acquisition controversée des avions MA60. Et surtout des contrats d’achat d’armement et de matériel militaire», peut-on lire. Le ministre des Transports Edgar Alain Mebe Ngo’o, pilotait personnellement le dossier du temps ou il était ministre en charge de la Défense.
Une proposition d’équipement militaire du Ministère de la Défense a
été faite à l’entreprise chinoise Polytechnologie et à la banque
Industrial and Commercial Bank of China, via le Contre-amiral Jean Pierre Nsola,
à l’époque attaché militaire à l’Ambassade du Cameroun en chine. La
Présidence de la République du Cameroun a parallèlement demandé une
contre-expertise du Contre-amiral pour veiller à ce que les prix
pratiqués soient ceux évalués par le ministre de la Défense. Cette
commande qui comprend des camions militaires des armes, et des tenues
militaires est évaluée à près de 75 milliards de FCFA. Mais un second
devis évalué au double du paiement initial pour la même commande est
présenté par un Franco-italien nommé Franquetti considéré comme étant un
homme-écrans de M. Mebe Ngo’o.
Une enquête ouverte par le journal allemand Süddeutshe Zeitung sur
les accusations de fraude fiscale à la plus grande banque d’Allemagne,
Comerzbank, a permis de mettre la main sur 11,5 millions de documents en
provenance du cabinet d’avocats panaméen Mossack Fonseca. 40 pays dans
le monde, dont le Cameroun, sont concernés par ce scandale.
© Géraldine IVAHA | Cameroon-Info.Net

