Activité encore peu étendue, l’élevage des champignons
comestibles est très lucrative, au bonheur des myciculteurs d’Obala,
grand vivier de la production nationale.
Depuis quelques années, la présence des champignons comestibles, tout
au long de l’année, sur l’axe routier Yaoundé – Ebebda, anime les
commentaires. Les voyageurs et autres curieux veulent bien connaitre la
provenance de ses champignons qui se vendent le long du trajet.
L’arrondissement d’Obala dans la Lekié est donc une grande zone de
production des champignons encore appelés viande blanche.
La culture du mycelium à Obala se pratique dans presque tous les
villages. Pendant la saison des pluies, le champignon, être vivant
appartenant au règne intermédiaire animal et végétal, se développant sur
un support et et se présentant sur plusieurs formes (parapluie,
éventails, coupe, oreille) et sous diverses couleurs, apparaît un peu
partout dans les zones humides. Mais les champignons d’Obala n’ont pas
de saisons. On les cultive sous la pluie comme sous le soleil et la
production ne souffre de rien. En effet, les producteurs, bénéficient du
soutien du Minader via le projet champignon pour pratiquer la
myciculture moderne.
Grâce à la coopération Minader – myciculteurs, la production
nationale de champignon au Cameroun va crescendo depuis quelques années.
De quatre tonnes par an entre 1999 et 2006, le Cameroun produit
aujourd’hui vingt-six tonnes par an. Desquelles quatre à six tonnes par
an produites à Obala. Ce qui en fait la première zone de production dans
les régions du Centre, Sud et Est. Activité très lucrative, les coûts
varient entre 2000F chez les producteurs, 2500F dans les coopératives et
4000F dans les supermarchés par kilogramme.
-Espace PME-

