Répartition des biens
Les 2 familles de l’ancien joueur du Canon de Yaoundé (famille biologique et belle famille) sont en conflit.
La pomme de discorde tournerait autour de la répartition des biens.
Mais surtout, du modus operandi des multiples contributions collectives
ou personnelles dont celle du président de la République Paul Biya (10
millions de Fcfa) aux fins d’organiser les obsèques et aussi de prendre
soin de la petite famille que Ekeng Ekeng laisse dans le désarroi (veuve
Ekeng enceinte de deux mois et la petite Kim). A qui doit-on remettre
l’argent ? Cette crise autour de la légitimité du potentiel « héritier »
aurait commencé au soir de la disparition de l’international
camerounais le 06 mai dernier. La génitrice n’est pas prête de
cautionner qu’après avoir élevé, éduqué et encadrer Ekeng suite au décès
précoce de son papa, « l’héritage » revienne à une « femme qui n’était
pas là pendant tous ces sacrifices ». Pasteur et employé à la Crtv, elle
revendique par ailleurs un billet d’avion pour la Roumanie non sans
crier à l’injustice et à une cabale voire un procès en sorcellerie
contre la mémoire de celui qu’elle appelait affectueusement « Patou ».
Contrat de mariage
En face, la famille de la veuve, traitée de tous les noms d’oiseaux
hier à l’aéroport de Yaoundé-Nsimalen lors de l’arrivée de la dépouille
de l’ancien joueur du Mans, n’entend pas se laisser piétiner. Elle a du
répondant et le sert à volonté. Le défunt était pourtant légalement
marié (même si dans la foulée, Camfoot a appris que les deux conjoints
avaient opté pour le régime « communauté de biens séparés) et donc,
protégé par la Loi camerounaise. Le ton durcit, les positions se
radicalisent. Chaque partie soutenant à grand renfort de termes
procéduriers le camp auquel il appartient. Ici on vante les bienfaits de
la conclusion d’un contrat de mariage qui permet très souvent d’éviter
ce genre de désagréments, puisque ce principe est de fixer les choses à
l’avance en permettant aux deux tourtereaux de décider et de savoir, dès
l’origine, qui sera propriétaire de quoi et dans quelles conditions.
Là, on estime que la famille de la veuve veut « sauter sur les biens et
se la couler douce pendant que la pauvre maman d’Ekeng mourra de chagrin
». Ça va dans tous les sens. Les clichés et les déclarations
s’amoncellent.
Bidoung Mkpatt en médiateur
Informé,
Bidoung Mkpatt va tenter de jouer les médiateurs. Mais sa cape de Zorro
se déchirer à la première tentative. Les deux camps en factions
bouillonnant de colère et d’agressivité, n’entendent pas écouter le
conciliateur. Le patron des Sports ne démord non plus. Il écoute, il
propose, il conseille et rappelle à toute fin utile que l’image du
Cameroun est en jeu et qu’au moins par respect pour la mémoire du
disparu, les deux familles gagneraient à trouver un compromis. Il faudra
attendre la 5e réunion de crise pour que les « dissidents » décident de
regagner la salle principale, à moitié vide, pour écouter la prière
finalement dite par un pasteur de la Cathédrale de la Foi du Révérend
Dieunedort Kamdem.
Lorsque nous quittions le palais des Sports,
on annonçait que des 10 millions de Paul Biya ont été divisé en deux
pour contenter les deux camps soit 5 millions chacun. Mais l’apparente
accalmie qui se dégageait cache mal le « grand déballage » que
promettent les familles ce jour à Ngousso lors de l’inhumation. Entre
promesses sous cape d’ouvrir la boite de Pandore et nouveaux
atermoiements, le dernier jour de Patrick Ekeng Ekeng sur terre, se
passe de commentaires. Une vraie honte !
Christou DOUBENA (CAMFOOT)
Dimanche 15 mai 2016
Source: Camfoot

