La croissance moyenne des économies africaines devrait rester se situer à 3,7 % en 2016 avant de se redresser à 4,5 % en 2017, sous réserve d’un renforcement de l’économie mondiale et d’une remontée progressive des prix
des produits de base, a annoncé la Banque africaine de développement (BAD) dans un rapport publié le 23 mai.
Publié 2016 à l’occasion des 51è Assemblées générales annuelles du groupe de la BAD, ce rapport intitulé «Perspectives économiques en Afrique»
souligne également que le continent est resté la région économique du
monde qui a enregistré la deuxième plus forte croissance, derrière
l’Asie de l’Est, en dépit des turbulences mondiales et des chocs
régionaux.
La
BAD a révélé, d’autre part, que les flux financiers nets en direction
de l’Afrique ont été estimés à 208 milliards de dollars en 2015, en
baisse de 1,8 % par rapport 2014 sous l’effet d’une contraction de
l’investissement. À 56 milliards de dollars en 2015, l’aide publique au
développement a toutefois augmenté de 4 %, mais les envois de fonds des
diasporas restent la source de financement extérieure la plus stable et
la plus importante, à 64 milliards de dollars.
Sur
un autre plan, le rapport souligne que le continent connaît un rythme
d’urbanisation inégalé dans son histoire, associé à une croissance
démographique sans précédent : la population urbaine a doublé entre 1995
et 2015, année où elle a atteint les 472 millions d’habitants.
Selon les auteurs du rapport, cette forte urbanisation pourrait accélérer le développement économique du continent. «À
condition d’être encadrée par des politiques appropriées,
l’urbanisation peut contribuer à faire progresser le développement
économique par la hausse de la productivité agricole,
l’industrialisation, l’essor de la classe moyenne et ses répercussions
bénéfiques sur les services, et l’investissement direct étranger dans
les corridors urbains», ont-ils souligné.
Agence Ecofin

