Les résultats des examens tombés, les sociétés de placement des étudiants à l’étranger se frottent les mains.
Il est entrain de se développer au niveau mondial un marché de
l’enseignement supérieur où chacun veut avoir sa part du gâteau. Le
phénomène se développe grâce à la grande mobilité des étudiants qui sont
de plus en plus nombreux à poursuivre leurs études supérieures à
l’étranger.
Les universités occidentales se lancent à la conquête d’étudiants
étrangers. En cela, elles travaillent avec des « sous-traitants ». En ce
moment au Cameroun, ces entrepreneurs privés spécialisés dans le
placement d’étudiants à l’étranger ont commencé leur opération de
charme.En effet, les affiches « étudier au Canada », « étudier en Ukraine », « étudier aux USA »… Sont devenues anodines dans nos rues.
C’est dire le potentiel de ce marché où la demande va croissante au fil des années. Depuis une décennie déjà au Cameroun, ce sont en moyenne 50 000 nouveaux bacheliers qui frappent chaque année
aux portes de l’enseignement supérieur. Pour la seule destination du
Canada, on évalue entre 600 et 800 les demandes de visas d’études
d’étudiants camerounais par an.
Une offre variée
Les promoteurs agréés en placement des bacheliers et jeunes diplômés du supérieurs ont de quoi faire courir les foules. Des cours
de langue au placement dans les grandes entreprises, en passant par les
classes préparatoires et l’obtention des visas, ils mettent à
disposition une panoplie de services. Avec des prix assez exorbitants.
Tenez de 800 000 à 900 000F chez Cominada pour l’inscription, étude de
dossier, frais promoteur, frais d’ambassade et transactions diverses
pour les études supérieures au Canada, 11 millions frais de scolarité,
logement et nutrition compris. Chez Prépa Vogt, 21 000f pour les frais
de concours et 1 million pour la scolarité, pour ne citer que ces deux exemples.
Ce secteur d’activité, victime de son succès a connu
l’entrée de nombreux individus peu scrupuleux qui n’hésitent pas à
abuser de la confiance des jeunes, d’où les recommandations de nombreux
experts à une grande vigilance et l’obligation de se renseigner au
départ sur la structure concernée.
-Espace PME-

