Donald Trump, candidat républicain à la Maison Blanche, a présenté
lundi à Detroit, la ville de l'automobile, son programme économique en
vue de l'élection présidentielle de novembre.
Une
bonne dose de reduction d'impôts pour satisfaire l'électorat, des
renégociations commerciales dans le Pacifique et sur le climat pour
trancher avec le mandat Obama, voici en résumé la potion magique de
Donald Trump pour briguer la Maison Blanche en 2016.
Lundi,
à Detroit, "Motor City", il a présenté les grandes lignes de son
programme économique sur lequel les Américains sont toujours très
attentifs. Et sans surprise, il contient des propositions conformes à
l'orthodoxie républicaine. Mais plus surprenant, des mesures en rupture,
notamment contre le libre-échange.
Baisses d'impôts
Pour les particuliers:
Donald Trump a légèrement modifié sa proposition initiale de réforme de
l'impôt fédéral sur le revenu, qu'il souhaite rendre moins progressif
afin de s'aligner sur ce que la majorité républicaine du Congrès
souhaite mettre en place: trois tranches au lieu de sept actuellement,
avec réduction du taux maximal de 39,6 à 33%. "Le taux d'imposition de
la plupart des travailleurs américains sera de zéro", a-t-il dit.
Pour les parents: le candidat propose de permettre la déduction fiscale "complète du coût moyen de la garde d'enfants", sans plus de précisions.
Sur les successions:
répondant à une grande revendication des conservateurs, Donald Trump
souhaite supprimer l'impôt sur les successions, qui ne frappe plus
aujourd'hui que celles supérieures à cinq millions de dollars pour un
particulier.
Pour les entreprises: baisse de
l'impôt sur les sociétés de 35 à 15%. Taxe de 10% sur le rapatriement
des bénéfices réalisés à l'étranger. Moratoire sur toute nouvelle
réglementation économique et élimination de celles "qui ne sont pas
nécessaires, n'améliorent pas la sécurité et détruisent inutilement des
emplois".Le candidat n'a pas décrit la façon dont il financerait son
important plan de baisses d'impôts, autrement que par une hausse
supposée de la croissance, ce que contestent plusieurs économistes.
Renégociations commerciales
Partenariat transpacifique:
Donald Trump se retirerait du "TPP" conclu en 2015 par Barack Obama
avec 11 pays du pourtour pacifique, et dont la ratification est
actuellement bloquée au Congrès américain.
Amérique du Nord:
Donald Trump souhaite renégocier l'Accord de libre-échange
nord-américain (Aléna), négocié avec le Mexique et le Canada par les
présidents George H. W. Bush puis Bill Clinton, entré en vigueur en
1994. C'est principalement le Mexique, où de nombreuses usines
américaines ont été délocalisées, qui est visé par le républicain. Le
candidat souhaite inclure de nouvelles protections contre la
manipulation monétaire et la possibilité de sanctions douanières contre
"les pays qui trichent en subventionnant leurs produits".
Chine:
"La Chine est responsable de près de la moitié de notre déficit
commercial", a martelé Donald Trump. Il souhaite poursuivre les Chinois
pour le vol de propriété intellectuelle, lutter contre le dumping
commercial chinois et la manipulation de la monnaie chinoise.
Energie
Climat: annulation du plan climat de Barack Obama. Annulation de l'accord de Paris sur le climat.
Charbon:
relance de l'extraction de charbon en supprimant des réglementations
environnementales qui rendaient les anciennes centrales thermiques au
charbon obsolètes.
Pétrole et gaz: relance de
l'extraction offshore. Demander à la société TransCanada de renouveler
la demande de permis pour son projet d'oléoduc Keystone XL entre le
Canada et les Etats-Unis, rejeté par l'administration Obama en 2015.
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