L’américain Daryll Lewis a déposé, vendredi 29 juillet devant la Cour
du district de Washington D.C. aux Etats-Unis, une plainte visant le
ministre de la Justice et le chef des services des renseignements
congolais
pour tortures. En réaction, le Parquet général de la
République indique que cette plainte est de nul effet.
Darryl Lewis revendique aussi 4,5 millions de dollars américains aux
autorités congolaises en réparation des tortures subies en RDC, près
d’un mois de sa détention, dans le but de lui extorquer de faux aveux.
Il a évoqué, selon Jeune Afrique, des interrogatoires de 16 heures, des privations de sommeil et de nourriture, le passage à tabac...
Cet ancien militaire américain avait été arrêté le 24 avril à
Lubumbashi et accusé par le ministre congolais de la Justice, Alexis
Thambwe Mwamba, d’être un mercenaire au service de l’ex-gouverneur du
Katanga, Moïse Katumbi. L’Américain a toujours nié cette accusation.
Il avait été expulsé de Kinshasa, mais selon le Parquet, cela n’a pas
exclu les poursuites à son encontre. Celles-ci continuent au niveau des
deux commissions rogatoires établies aux Etats-Unis et au Royaume Uni,
parce que, selon lui, «il y a des complices qui ont été décelés» dans
ces deux pays.
«La plainte de Lewis tombe très tôt. Car, il aurait dû encore
attendre le résultat des commissions rogatoires» chargées d’interroger
les présumés complices dans cette affaire, a indiqué l’Avocat général de
la République, Bernard Mikobi.
L’Avocat général de la République Mikobi a par ailleurs mis en doute les allégations de tortures avancées par le plaignant :
«S’il [Darryl Lewis] a déclaré qu’il a été torturé, je doute bien. Il
a été interrogé par les services de renseignements, la police et par
nous-mêmes. J’ai pris deux jours pour l’interroger et il n’a jamais dit
qu’il a été torturé. On lui a posé cette question, devant les autorités
de l’ambassade des Etats-Unis. Et [il était] assisté de neuf avocats. Si
devant la police il a été torturé, il pouvait le dire devant nous.»
Après avoir libéré l’Américain Darryl Lewis,
la justice congolaise a renvoyé, le 8 juin dernier, dans son pays. Il
avait été arrêté à Lubumbashi le 24 avril lors d’une manifestation de
l’opposition dispersée par la police. Le gouvernement l’accusait d'être
un mercenaire qui planifiait des opérations de déstabilisation avec
d'autres présumés mercenaires sud-africains recrutés par Moïse Katumbi.
radiookapi.net
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