Des dizaines de Gabonais continuent d’arriver au
Cameroun, notamment dans la ville frontalière de Kyo-Osi (Sud) pour
échapper aux violences post-électorales observées dans ce pays trois
jours après la réélection du
président Ali Bongo Ondimba contestée par
l’opposition, a appris vendredi APA de sources concordantes.
Cette situation a poussé les autorités camerounaises à renforcer les
mesures de sécurité, non seulement pour contenir ces nombreuses
personnes qui fuient le Gabon, mais également pour les encadrer afin
d’éviter d’éventuels débordements.
De l’avis des habitants de Kyo-Osi, plusieurs contingents de la
police et de la gendarmerie ont été acheminés à la frontière entre le
Cameroun et le Gabon, afin de mieux assurer ces arrivées massives.
« Nous avons momentanément décidé de quitter le Gabon, le temps de
voir comment les choses vont évoluer. Nous redoutons que la crise
perdure surtout que les violences en cours ont entrainé la destruction
des biens, pire on compte déjà les premiers morts », a indiqué un
ressortissant gabonais.
D’après des témoignages concordants, s’il est vrai que la situation
est plus préoccupante à Libreville, la capitale et à Port-Gentil, la
métropole économique, les autres localités du pays ne sont pas
épargnées, notamment les villes frontalières au Cameroun, qualifiées de «
bastion de l’opposition ».
En plus des Gabonais, plusieurs ressortissants des pays étrangers ont
décidé de quitter pour l’instant ce pays. C’est le cas des Camerounais
et des ressortissants ouest-africains, assez nombreux au Gabon.
Selon des résultats officiels provisoires, Ali Bongo a obtenu 49,80 %
des voix contre 48,23 % à son principal adversaire, Jean Ping, lors de
l’unique tour du scrutin présidentiel du 27 août 2016.
imatin.net

