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François Hollande, ici au ministère des Affaires étrangères le 7
novembre 2016, est l'objet d'une résolution de destitution, signée par
152 députés LR.
Le texte, qui pointe de "graves manquements aux devoirs" de
la charge du président de la République a toutefois peu de chances
d'aboutir.
Plus des trois quarts des députés (LR) ont signé la proposition de
destitution de François Hollande. 152 sur 200 soutiennent, selon un
communiqué envoyé à L'Express ce jeudi, la résolution, initiée par
l'ancien ministre Pierre Lellouche. Elle "se fonde sur les graves
manquements aux devoirs de sa charge dont a fait preuve le Président de
la République, en particulier par des violations manifestes du secret
défense", explique le texte, en référence aux confidences de François
Hollande à deux journalistes du Monde dans un livre Un président ne devrait pas dire ça.
Justement,
les députés LR ont la "conviction profonde qu'un président ne doit pas,
ne peut pas et n'a tout simplement pas le droit de tout dire au regard
des responsabilités qui sont les siennes en tant que chef de l'État et
chef des Armées".
Peu de chances d'aboutir
Une
démarche qui a toutefois peu de chances d'aboutir. Le président du
groupe LR Christian Jacob a lui-même reconnu mardi qu'il y avait
"plusieurs possibilités de blocage" alors que le texte doit être soumis
au bureau de l'Assemblée nationale. "Il y a deux possibilités de bloquer
la procédure de destitution: que le bureau la juge irrecevable ou que
la commission des Lois ne s'en saisisse pas, ce qui serait se sauver par
la petite porte", avait déjà détaillé le chef de l'opposition
parlementaire.
La destitution "n'a aucune chance d'aboutir puisque la majorité du Parlement est nécessaire", estimait mardi matin dans Le Parisien
François Fillon... qui a pourtant signé la résolution, de même que ses
rivaux Nathalie Kosciusko-Morizet, Jean-François Copé et Jean-Frédéric
Poisson.
"C'est au peuple français de destituer François Hollande"
Seul
député LR et candidat à la primaire à ne pas l'avoir signé: Bruno Le
Maire. Le député de l'Eure avait déjà eu l'occasion de s'en expliquer.
Lors de l'émission Questions d'info (LCP-France Info-Le Monde-AFP) mercredi, il estimait que "c'est au peuple français de destituer François Hollande, pas à l'opposition".

