Ils n’ont pas dérogé à la règle. Les 15 ambassadeurs membres du
conseil de sécurité de l’Onu ont longuement écouté et posé toutes les
questions au président Kabila. Au finish, ils se disent être rassurés
par
le chef de l’État congolais même s’ils ont souligné la nécessité
d’une passation pacifique du pouvoir. A quelques jours de la fin du
dernier mandat du président Kabila, les inquiétudes s’accroissent. Et la
communauté internationale craint que le pays plonge dans le chaos, si
un consensus n’est pas trouvé entre leaders politiques sur la courte
période intérimaire. Le président Kabila a été clair. « La feuille de
route est une base pour bâtir car il ne faut pas la détruire « , a
souligné l’angolais Ismaël Abraao Gaspar Martins, répétant les propos du
président Kabila. D’une seule voix, les quinze membres du conseil de
sécurité de l’Onu ont insisté sur un consensus engageant toutes les
sensibilités politiques congolaises. « Nous avons rappelé que la RDC à
un moment charnière de son histoire et une transition pacifique du
pouvoir est cruciale. Un consensus aussi », a indiqué à la presse
François Delattre, l’ambassadeur de France à l’Onu. Il a ajouté qu’il
revient aux forces vives de maintenir le pays sur le chemin de la paix.
Lui et ses collègues ont appelé les acteurs politiques congolais à plus
de responsabilité pour ne pas faire sombrer le pays. Le conseil de
sécurité a passé son message. Serait-il entendu par la classe politique
congolaise? Difficile de le dire. Sinon, la situation politique actuelle
est réellement prise en compte au plus haut niveau par les Nations
unies.
Alphonse Muderhwa
7sur7.cd

