Le président élu a constitué l’équipe
chargée de mettre en place son gouvernement, et laissé entendre qu’il
pourrait conserver une partie de l’Obamacare. La mobilisation contre son
arrivée au pouvoir ne faiblit pas.
Trois jours après son élection à la présidence des Etats-Unis, Donald Trump a accéléré le rythme, vendredi 11 novembre, en modifiant et en étoffant son équipe de transition. Elle est chargée de mettre sur pied son gouvernement, d’ici au 20 janvier, jour de l’investiture de M. Trump.
Le président élu en a confié la direction à son vice-président élu Mike Pence, et non au gouverneur du New Jersey Chris Christie. Lequel devient vice-président de cette équipe, au côté de plusieurs des soutiens indéfectibles de M. Trump durant sa campagne :- Rudy Giuliani, ancien maire de New York ;
- Newt Gingrich, ancien président de la Chambre des représentants ;
- Reince Priebus, président du Parti républicain ;
- Jeff Sessions, sénateur d’Alabama.
« La mission de notre équipe est claire : assembler le groupe le plus hautement qualifié de responsables brillants, qui seront capables de mettre en œuvre notre programme de changement à Washington », explique M. Trump dans un communiqué.
Concessions en vue pour l’Obamacare
Plus d’informations dans notre article :
Donald Trump prêt à conserver une partie de l’« Obamacare »
Mobilisations contre le président élu
Vendredi soir, les rues de Miami, d’Atlanta, de Philadelphie, de Baltimore, de Portland, de San Francisco, d’Oakland et de Los Angeles ont vu des manifestants défiler. A New York, des rassemblements ont à nouveau eu lieu à Washington Square et devant la tour Trump, sur la Ve Avenue, où vit le futur président des Etats-Unis. Environ 1 200 manifestants étaient mobilisés dans le quartier de Greenwich Village, selon une estimation de la police.
« Je ne suis pas ici pour contester l’élection, parce qu’il n’y a pas de signe de fraude ou de trucage », a expliqué à l’Agence France-Presse (AFP) Jamie, une manifestante. Mais « il y a beaucoup d’incertitude et nous avons besoin d’un message d’amour ».
Samedi, des rassemblements doivent avoir lieu à New York et à Los Angeles ; à Washington, une manifestation est déjà organisée pour le jour de l’investiture de M. Trump.
Optimisme de Ban Ki-moon sur l’accord de Paris
Les deux hommes ont eu un échange téléphonique vendredi après-midi. « Il a fait beaucoup de déclarations inquiétantes, mais je suis sûr qu’il comprendra toute l’importance, la gravité et l’urgence » de l’accord de Paris, a affirmé M. Ban.
« Si quelqu’un cherchait à défaire [l’accord] ou à faire dérailler tout ce processus, cela créerait de graves problèmes », a cependant averti M. Ban, qui a fait de la lutte contre le dérèglement climatique une priorité de ses dix années passées à la tête de l’ONU.
Suspension de la ratification du Partenariat transpacifique
Des représentants du gouvernement ont ajouté que le président sortant s’efforcerait d’expliquer la situation aux dirigeants des onze autres pays concernés par le texte lors d’un sommet régional au Pérou la semaine prochaine.
M. Trump a fait du rejet du TPP l’un de ses principaux arguments de campagne, parlant à son propos de « désastre » et de « viol [des Etats-Unis] » en lui reprochant de favoriser les délocalisations.
Le Monde.fr avec AFP

