Donald Trump a été élu président des Etats-Unis
voilà un mois tout juste, il prendra ses fonctions le 20 janvier. Le
candidat républicain, par le biais du suffrage indirect, a été élu avec
un plus grand nombre de
délégués que sa rivale Hillary Clinton, mais sans le vote populaire. La candidate démocrate a perdu, tout en ayant recueilli près de 3 millions de voix de plus que le futur président. Ce dernier, enfermé dans la tour Trump de New York, constitue son cabinet et reste fidèle à la méthode de communication peu orthodoxe qui a fait son succès pendant la campagne.
délégués que sa rivale Hillary Clinton, mais sans le vote populaire. La candidate démocrate a perdu, tout en ayant recueilli près de 3 millions de voix de plus que le futur président. Ce dernier, enfermé dans la tour Trump de New York, constitue son cabinet et reste fidèle à la méthode de communication peu orthodoxe qui a fait son succès pendant la campagne.
Avec notre correspondante à Washington, Anne-Marie Capomaccio
Donald Trump ne doit pas sa victoire à l’establishment. Il a d’ailleurs constamment raillé les élus au cours de la campagne, promettant d’ « assainir le marigot ». C’est ainsi qu’il explique la tournée de remerciements entreprise à travers les Etats-Unis.
Donald Trump ne doit pas sa victoire à l’establishment. Il a d’ailleurs constamment raillé les élus au cours de la campagne, promettant d’ « assainir le marigot ». C’est ainsi qu’il explique la tournée de remerciements entreprise à travers les Etats-Unis.
Une
série de meetings destinés à saluer le « peuple de Trump », ces
anonymes qui l’ont porté au pouvoir. La méthode de celui qui est
désormais le président élu n’a pas changé. Il communique directement à
travers les réseaux sociaux avec ceux qui sont plus des supporters que des électeurs.
Des
tweets rageurs à l’aube sur la gestion des affaires de l’Etat, ou des
messages sur Facebook après des émissions de télé. Rien ne lui fait plus
plaisir que d’insulter la presse, qu’il souhaite museler.
Ni les
élus ni les reporters ne joueront leur rôle habituel de filtre entre
lui et ses fans. Donald Trump se délecte d’ailleurs en faisant huer les journalistes
dans ses meetings. Est-ce bien présidentiel, a-t-on demandé à Kellyane
Conway, qui fut la directrice de campagne du candidat ? « Il va falloir s’y habituer, si le président élu Trump gouverne ainsi, c’est donc présidentiel », a répondu la stratège.
RFI

