Dans
une étude qu’il vient de publier sur la mortalité des Petites et
moyennes entreprises (PME), le Centre d’analyse et de recherche sur les
politiques économiques du Cameroun
(Camercap), think-thank financé en partie par les fonds publics, révèle qu’au Cameroun, 72,24%, des entreprises créées depuis 2010 sont inexistantes dans les fichiers de la direction générale des Impôts au mois de mai 2016.
(Camercap), think-thank financé en partie par les fonds publics, révèle qu’au Cameroun, 72,24%, des entreprises créées depuis 2010 sont inexistantes dans les fichiers de la direction générale des Impôts au mois de mai 2016.
« Cette information veut dire que, plus de 7 sur 10 entreprises créées de 2010 à 2015 n’ont pas survécu jusqu’au mois de mai 2016 »,
explicite le Camercap. Qui ajoute que, à l’observation des faits et de
l’analyse sociologique, et du type d’entreprises, il est courant de voir
naître une telle entreprise, la voir mourir après 1 an ou 2 renaître la
3è année avec une autre dénomination. « Au final, en 05 ans, nous
pouvons avoir 3 unités créées mais avec un seul promoteur (en linéaire)
sans oublier ceux qui, en une année disposent d’une ou de plusieurs
unités enregistrées, mais avec un seul acteur », relève le think thank camerounais.
Le
Camercap note que les établissements sont généralement mis sur pied
pour l’exécution d’un marché public. Dès lors que les marchés sont
exécutés ou non, ces PME disparaissent pour éventuellement réapparaître
sous un autre nom plus tard. « C’est la logique de la redistribution
du budget de l’Etat en fonction des rapports de sympathie que l’on peut
avoir avec les gestionnaires de crédit, et c’est peut-être pour cette
raison que ces établissements sont plus créés à Yaoundé », conclut le Centre d’analyse.
Agencecofin

