
Aboubacar Diakité l’ancien aide de camp de Moussa Dadis Camara a été
entendu mercredi dernier par la Chambre d’accusation sur son extradition
en Guinée . Face au juge, ce dernier a exprimé son profond désir
de ne
pas être extradé dans son pays d’origine. A en croire nos confrères de
Koaci, cet ancien proche de Moussa Dadis Camara a fait savoir qu’il
avait d’énormes craintes pour sa vie au cas où il serait extradé. Il l’a
fait savoir à Lansana Diabé Siby, le Procureur général près la Cour
d’appel de Dakar lors de son audition.
D’après plusieurs indiscrétions au niveau du tribunal de Dakar,
l’ancien militaire a été conduit par trois membres des Eléments
pénitentiaires d’intervention (Epi), le corps d’élite de
l’administration pénitentiaire. Il est arrivé au Palais de justice de
Dakar menottes aux poings, habillé en jogging rouge, aux environs de 11
heures (heure locale).
Même si l’entretien de l’ex-militaire guinéen avec le Procureur
général n’a duré que 15 minutes, ce temps a été suffisant pour que
Aboubacar Sidiki Diakité alias « Toumba » étale son inquiétude quant à
un probable retour dans son pays. “(…) Je ne veux pas être extradé en
Guinée, pour des raisons de sécurité”, a-t-il fait savoir au magistrat.
Le commandant Diakité aurait même formulé des supplications pour
persuader les autorités sénégalaises de le laisser s’installer dans leur
pays.
Toutefois, l’on se souvient qu’en juin 2015, alors qu’il se trouvait
dans sa cachette à Dakar, l’ex homme de main de Moussa Dadis Camara
avait fait savoir dans quelles conditions son retour en Guinée était
possible.
« Si Dadis Camara rentre en Guinée, je vous jure, le lendemain, nous
allons rentrer », avait affirmé Aboubacar Sidiki Diakité dit « Toumba ».
C’est la Section de recherches de la gendarmerie qui a procédé à
l’arrestation de Aboubacar Sidiki Diakité. Il est accusé d’avoir
organisé le massacre du 28 septembre 2009 et d’avoir tiré sur le
capitaine Dadis Camara.
Les autorités guinéennes, après avoir envoyé à leurs homologues
sénégalais une demande d’extradition, ont manifesté leur volonté
d’interroger l’ancien patron de la garde présidentielle à Dakar.
Désormais, il revient à l’actuel homme fort du Sénégal, Macky Sall,
d’autoriser ou non son extradition.
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