Le président américain, à la veille de faire le bilan de ses 100
premiers jours à la Maison-Blanche, a confié que le conflit avec
Pyongyang était sa plus grande inquiétude.
Pour ses 100 jours à la Maison-Blanche, le président américain a confié qu'une crise ouverte avec Pyongyang était envisageable.
"Il y a une possibilité que l'on finisse par avoir un conflit
majeur avec la Corée du Nord." C'est par ces mots que le président
américain Donald Trump s'est exprimé, auprès de l'agence Reuters, sur
ses relations actuelles avec Pyongyang. De sombres perspectives, alors
que son Secrétaire d'État, Rex Tillerson, va présider ce vendredi une
réunion du Conseil de sécurité des Nations-Unies consacrée au dossier
nord-coréen.
Xi Jinping, "un homme bon"
Cette
crise est-elle sa plus grande inquiétude sur le plan international?
"Oui, certainement", lâche Donald Trump, dans cette interview accordée à
l'agence de presse britannique, à l'approche du cap symbolique de ses
100 jours à la Maison blanche, qu'il franchira samedi 29 avril.
Dans
ce dossier, le président américain estime toutefois pouvoir compter sur
le soutien du président chinois, Xi Jinping: "Il ne veut certainement
pas qu'il y ait de troubles ou de morts. C'est un homme bon", estime
Donald Trump, qui opère un revirement par rapport à ses déclarations
envers Pékin avant son élection. "C'est un homme très bon que j'ai
appris à très bien connaître... Nous allons voir commence ça se passe.
Il voudrait faire quelque chose. Peut-être qu'il ne le pourra pas. Mais
je crois qu'il aimerait pouvoir faire quelque chose."
Nouvelles sanctions
Concernant
le leader nord-coréen Kim Jong-un, Trump s'est exprimé également en des
termes mesurés. "Il avait 27 ans (quand) son père est mort, il a repris
les commandes d'un régime. Dites ce que vous voulez mais ce n'est pas
facile, surtout à cet âge-là. Vous savez, il y a plein de généraux,
plein de gens qui voudraient faire ce qu'il fait. Je l'ai déjà dit, je
ne tiens pas à lui accorder du crédit, ou à ne pas lui accorder du
crédit... Je veux juste dire que ce n'est pas facile pour lui. Est-il ou
non sensé? Je n'ai pas d'opinion à ce sujet. J'espère qu'il est sensé."
Donald
Trump et son administration préparent une nouvelle série de sanctions à
l'encontre de Pyongyang, sans exclure l'option militaire. C'est dans ce
but que la Maison-Blanche a réuni les élus du Congrès hier, et c'est
également ce que va plaider Rex Tillerson à New York demain. Quant à la
Chine, elle a salué dans la foulée les déclarations "souples" de Donald
Trump, tout en réitérant son opposition au déploiement d'un bouclier
antimissile américain afin de protéger la Corée du Sud.

