Alors que le Franco-Italien Guido Santullo, patron du groupe de BTP
Sericom, lui réclame près de
300 milliards de F CFA de factures
impayées, l’État du Gabon refuse de s’acquitter de cette somme,
dénonçant surfacturations, corruption de fonctionnaires et blanchiment
d’argent à grande échelle.
Selon des sources proches de l’enquête, sur une
cinquantaine de vols effectués par deux avions privés de Guido Santullo,
seule une vingtaine est répertoriée auprès des autorités
aéroportuaires, ces dernières se disant incapables de retracer la
réalité des autres.
Des actes de blanchiment auraient également eu cours, avec
la complicité d’établissements de microfinance, à l’instar d’EDG, dont
le patron, Jean-Claude Kenmeugni, a reconnu devant les enquêteurs avoir
effectué sans justificatifs des virements à l’étranger pour un montant
total de 1,05 milliard de F CFA. En contrepartie, la société Luggi,
l’une des deux entités dirigées par Santullo, créditait en espèces son compte ouvert auprès d’EDG – compte dont le conseil d’administration ignorait l’existence.
Source: Jeune Afrique

