LE dictateur gabonais a décidé de passer à la
vitesse supérieure après le discours musclé de
l’opposant Jean Ping appelant les Gabonais à chasser Ali Bongo du pouvoir qu’il usurpe. Selon une source autorisée, Ali Bongo – de retour de Kigali (Rwanda) où il a assisté à l’investiture de Paul Kagamé – a convoqué une réunion de crise avec ses proches collaborateurs pour décider de la conduite à tenir.
l’opposant Jean Ping appelant les Gabonais à chasser Ali Bongo du pouvoir qu’il usurpe. Selon une source autorisée, Ali Bongo – de retour de Kigali (Rwanda) où il a assisté à l’investiture de Paul Kagamé – a convoqué une réunion de crise avec ses proches collaborateurs pour décider de la conduite à tenir.
Après avoir écouté les uns et les autres, le despote très remonté
aurait donné des instructions fermes à ses obligés pour que son tombeur à
l’élection présidentielle du 27 août 2016 dernier soit arrêté dans les
meilleurs délais. Mission a été donnée notamment au ministre de la
Justice, Alexis Boutamba Mbina, et au ministre de l’Intérieur, Lambert
Matha pour faire appliquer, au pied de la lettre, cette décision lourde
de conséquences.
Le procureur près le tribunal de première instance de Libreville,
Steeve Ndong, a déjà reçu toutes les consignes pour faire arrêter Jean
Ping et de l’inculper pour appel à l’insurrection et d’atteinte à la
sûreté de l’Etat. Dorénavant, a expliqué la source, l’ancien président
de la Commission de l’Union africaine (UA) ne pourra plus quitter le
territoire national. Il sera assigné à résidence surveillée jusqu’à ce
que la justice aux ordres du pouvoir statue sur son sort.
A travers cette décision aux allures d’un contre-feu, Ali Bongo
voudrait désamorcer la bombe populaire que Jean Ping s’apprête à faire
exploser pour faire sauter les derniers verrous du régime dictatorial.
Aussi, le despote en décri espère affaiblir le mouvement de contestation
de son imposture et sa forfaiture à travers le Gabon et à l’étranger. «
Le pouvoir est déjà en train de rédiger le texte que le procureur ira
lire à la télévision dans les prochaines heures », a avancé la source.
SAUVAGERIE ET IGNOMNIE. A en croire une source
proche du service de renseignement, le pouvoir n’exclut pas de faire
arrêter d’autres leaders du mouvement révolutionnaire embryonnaire. Un
accent particulier sera mis sur ceux qui continuent à entretenir la
flamme de la révolution. A ce qu’il semble, Ali Bongo ne peut plus
supporter que son autorité soit contestée à travers le pays et à
l’étranger. Il a donc décidé d’envoyer au mitard tous ceux qui
l’empêchent de jouir du pouvoir qu’il usurpe depuis l’élection
présidentielle du 27 août 2016.
Sa réaction péremptoire ne surprend pas les observateurs de la scène
politique gabonaise. Expéditions punitives, razzias dans les quartiers
populaires, climat de terreur dans les villes ou les villages réputés
frondeurs, recours systématique à la torture, incarcérations, etc., sont
ses armes de dissuasion. De nombreux Gabonais subissent chaque jour les
affres de son régime chancelant.
Le régime d’Ali Bongo voit chaque jour l’étau se resserrer autour de
son cou et ne trouve d’autre moyen que la barbarie brute comme
échappatoire. Et pourtant, Il faut réellement être frappé d’une rare
cécité politique pour croire un seul instant à la possibilité d’un
compromis avec l’un des régimes les plus sanguinaires de l’Afrique.
Ali Bongo ne conçoit le Gabon qu’à sa botte. Sans un peuple qui lui soit totalement inféodé, il se voit menacé d’étranglement et à terme, de mort certaine. En cela, il n’a absolument pas tort ! Mais ce qu’il veut aujourd’hui et avant toute chose, c’est d’empêcher un soulèvement populaire.
Ali Bongo ne conçoit le Gabon qu’à sa botte. Sans un peuple qui lui soit totalement inféodé, il se voit menacé d’étranglement et à terme, de mort certaine. En cela, il n’a absolument pas tort ! Mais ce qu’il veut aujourd’hui et avant toute chose, c’est d’empêcher un soulèvement populaire.
D’où les assassinats et les arrestations à répétition, soit pour
intimider, ou bien pour faire comprendre à ceux qui s’obstinent à
contester sa forfaiture et son imposture qu’il peut aller loin dans la
sauvagerie et l’ignominie pour se maintenir au pouvoir ad vitam
aeternam. Tout un challenge !
Marcia GUIKOMOU
Source: matindafrique.com
Les
gabonais réagissent au discours de Jean Ping : "on attendait ce discours,
nous sommes satisfait"

