L’homme d’affaires congolais et gendre du président angolais José
Eduardo dos Santos lance, ce
jeudi, un « mouvement citoyen » pour « sauver la RDC en 2017 ».
jeudi, un « mouvement citoyen » pour « sauver la RDC en 2017 ».
Il apparaît sur fond blanc, et avec une musique allant
crescendo. Avec une vidéo de deux minutes taillée pour les réseaux
sociaux, l’homme d’affaires congolais Sindika Dokolo
a lancé ce jeudi 10 août un « mouvement citoyen » baptisé « Les
Congolais debout », pour « l’alternance en 2017 ». « Si, comme nous,
vous pensez que la RDC souffre d’avoir été trahie par ses dirigeants,
devenez un Congolais debout », clame-t-il encore.
« L’objectif est de créer un mouvement non-violent capable
de conscientiser les Congolais, explique Cédric Mala, un de ses
coordonnateurs, qui apparaît dans la vidéo. À terme, nous organiserons
des manifestations pacifiques et des sit-in à Kinshasa. Le mouvement a mis en ligne une plateforme
pour recueillir les adhésions. « Nous comptons nous appuyer sur notre
maîtrise des nouvelles technologies et du marketing en ligne », ajoute
Cédric Mala.
Ce mouvement se veut ouvert aux membres de tous les partis
politiques et à toutes les organisations de la société civile. Sur la
vidéo de lancement, on peut notamment reconnaître le député d’opposition
André-Claudel Lubaya ou encore l’abbé Joseph Lukelu.
Sindika Dokolo est, depuis le début de l’année 2017,
ouvertement critique envers le président Joseph Kabila, dont le dernier
mandat constitutionnel a expiré en décembre 2016, sans que des élections
n’aient été organisées pour lui désigner un successeur.
Initiatives citoyennes
Il est également l’époux d’Isabel dos Santos, considérée
comme la femme la plus riche d’Afrique. Fille du président angolais José
Eduardo dos Santos, elle dirige la société pétrolière d’Etat Sonangol.
Mais Sindika Dokolo assure que son militantisme se fait indépendamment
de sa famille. Il ne cache pas, en revanche, sa proximité avec l’homme
d’affaire et opposant Moïse Katumbi, candidat déclaré à la prochaine
élection présidentielle congolaise.
Ce n’est pas la première initiative du genre en RD Congo :
les mouvements citoyens Lucha, fondée à Goma, et Filimbi, créé à
Kinshasa, tentent déjà de mobiliser les Congolais dans une mouvance
non-partisane pour mettre la pression sur le pouvoir. Confronté à la
répression des autorités, ils ont pour l’instant eu un succès limité.
Source: Jeune Afrique

