Alors que les résultats définitifs de l’élection présidentielle
kényane ne sont pas attendus avant
vendredi, l’opposition a enjoint la
Commission électorale (IEBC) à déclarer son candidat Raila Odinga «
vainqueur » du scrutin.
« Nous exigeons que le
président de l’IEBC […] déclare Raila Amolo Odinga président dûment élu
de la République du Kenya », a indiqué ce jeudi 10 août le numéro 3 de
la coalition, Musalia Mudavadi, lors d’une conférence de presse, à
Nairobi.
Une requête justifiée par des
résultats transmis par « des sources confidentielles au sein de l’IEBC
», qui prouveraient selon lui que le président sortant Uhuru Kenyatta a
obtenu 7,75 millions de voix contre plus de 8 millions pour Raila
Odinga. Lors de la conférence de presse, ce dernier est apparu le visage
fermé, refusant de répondre aux questions des journalistes.
> La conférence de presse de l’opposition kényane (en anglais)
Une fraude « dans des proportions monumentales »
La veille, Raila Odinga avait détaillé dans un communiqué de huit pages ce qu’il avait décrit comme un système de fraude présumée à grande échelle, et qui aurait selon lui permis de modifier les résultats du scrutin dans « des proportions monumentales ».
Peu de temps avant
l’allocution de l’opposition, l’IEBC avait annoncé ne pas avoir reçu les
résultats complets de la présidentielle, notamment ceux compilés au
niveau des 290 circonscriptions du pays. D’après les résultats
provisoires publiés sur le site de la Commission, le président sortant
totaliserait 54,24% des suffrages contre 44,8% pour son adversaire, sur
un total de 14,9 millions de votes comptabilisés dans près de 98% des
bureaux de vote.
Par Jeune Afrique

