Le président Trump a apporté son appui à un projet
de loi de deux sénateurs républicains qui, s'il était
approuvé, réduirait le nombre de visas accordés à des immigrants légaux de 50 % sur dix ans et limiterait à 50 000 le nombre de réfugiés acceptés aux Etats-Unis chaque année. Cette vaste réforme de l'immigration a immédiatement soulevé une vive opposition.
approuvé, réduirait le nombre de visas accordés à des immigrants légaux de 50 % sur dix ans et limiterait à 50 000 le nombre de réfugiés acceptés aux Etats-Unis chaque année. Cette vaste réforme de l'immigration a immédiatement soulevé une vive opposition.
Avec notre correspondant à Washington, Jean-Louis Pourtet
L'idée ?
Privilégier les migrants les plus qualifiés qui, pour obtenir la carte
verte si convoitée, devraient satisfaire plusieurs conditions énumérées
par le président des Etats-Unis :
« Cette procédure
compétitive favorisera les candidats qui peuvent parler anglais, peuvent
subvenir à leurs besoins et ceux de leurs familles, et ont des
qualifications qui contribueront à notre économie. »
Cette
sélection élitiste des migrants a été mal accueillie chez les
démocrates, mais aussi chez certains républicains. Tout ce monde pense
que la mesure aura des effets négatifs sur l'économie, en excluant la
main-d’œuvre moins qualifiée.
Pour Anthony Blanken, ancien
secrétaire d'Etat adjoint sous Obama, le projet est tout simplement
contraire aux valeurs américaines. Et dangereux. « C'est
contre-productif, parce que si vous limitez l’accès à l'immigration
légale, vous allez encourager les gens à venir illégalement », argumente-t-il.
Même
si le texte a peu de chance d'être adopté, il permet à Donald Trump,
dont l'indice de popularité vient de descendre à 33 %, de dire aux
militants de base - les petits Blancs - qu'il défend leurs intérêts face
à la concurrence des clandestins qui travaillent à moindre prix.
Par RFI

