Après plusieurs années de crise, le Front populaire ivoirien (FPI)
va-t-il retrouver la paix ?
Récemment, Laurent Gbagbo, son fondateur,
détenu à la CPI, a chargé l’un de ses visiteurs assidus, Emmanuel
Auguste Ackah, ex-ambassadeur de Côte d’Ivoire au Ghana, de transmettre
un message à Pascal Affi N’Guessan, président de l’une des deux
tendances du parti.
Gbagbo
demande expressément à son ancien Premier ministre de surseoir à la
tenue du congrès qu’il avait annoncé pour le mois d’août. Aboudramane
Sangaré, président de l’autre tendance du parti, avait reçu un message
similaire après que ses partisans eurent organisé la Fête de la liberté,
fin avril, à Akouré, une petite localité du Sud.
Exhortant les deux rivaux à éviter de prendre des initiatives qui les fragiliseraient mutuellement, Gbagbo
s’est donné jusqu’à octobre pour concilier les positions. Bien que
s’estimant dans son droit, Affi a pris acte de cette requête et a
informé son secrétariat général de son intention de s’y plier, ce qui
n’a pas convaincu certains de ses proches – qui y voient une manœuvre
dilatoire de la part de l’ancien chef de l’État.
Si cette médiation échouait, Affi pourrait organiser son
congrès et sa propre Fête de la liberté à Gouméré ou à Tabagne
(Nord-Est), dans la circonscription du député N’Guettia Yao Kouman, l’un
des trois élus FPI à l’Assemblée nationale.
Par Jeune Afrique

