
L’ex-chef de l’Etat ivoirien, son dernier Premier ministre, Gilbert
Aké N’Gbo, ainsi que deux de ses ex-ministres ont été condamnés, jeudi
18 janvier, à 20 ans de prison pour des faits de "braquage" de l’Agence
nationale de la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest
(BCEAO) pendant la crise post-électorale ivoirienne.
Vingt ans de prison avec une amende de 329 milliards de FCFA, c’est
le verdict rendu par le juge Sombé Méïté au tribunal de première
instance d’Abidjan contre Laurent Gbagbo, actuellement en procès devant
la Cour pénale internationale, Gilbert Aké N’Gbo, Koné Katinan
(ex-ministre du Budget) et Désiré Dallo ( ex-ministre de l’Economie et
des Finances).
Ils étaient accusés par le ministère public de "vol en réunion par
effraction portant sur des caves à la BCEAO et des numéraires ;
complicité de vol en réunion par effraction ; destruction d’une
installation appartenant à autrui ; détournement de deniers publics " en
vue d’obtenir des liquidités en pleine crise post-électorale de
décembre 2010 à avril 2011.
En outre, sept huissiers qui avaient dressé les procès-verbaux de
constat après ce "braquage", écopent de 36 mois de prison et de 700 000
FCFA d’amende.
Les procès en assises se poursuivent en Côte d’Ivoire.
L’ex-ministre de la Défense de Laurent Gbagbo, Lida Kouassi, et ses
trois co-accusés ont été reconnus, jeudi soir, coupables de "complot
contre l’autorité de l’Etat" et condamnés chacun à 15 ans de prison par
la Cour d’assises d’Abidjan.
Un jugement jugé politique par la défense.
Par VOA


