
Dans la matinée du mardi 27 Février 2018, un groupe d’enseignants réuni
autour du Nouveau
Collectif des Enseignants Indignés du Cameroun, en
abrégé NCEIC, a entamé un mouvement pacifique de protestation à
l'esplanade du Ministère des finances à Yaoundé. Ces enseignants, qui
pour la circonstance étaient vêtus de leurs toges, protestaient contre
l’accumulation des arriérés de salaire et le non-paiement de leurs
primes et avancements ainsi que le respect du statut de l'enseignant qui
date de 20 ans. Ces dysfonctionnements trouvent leurs causes dans la
mauvaise gouvernance qui handicape le fonctionnement de notre
administration.
Comme ce fut le cas avec les avocats et
enseignants des régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest, les autorités ont
choisi de réprimer violemment la manifestation et d’interpeller
plusieurs centaines d’enseignants qui aux dernières nouvelles ont été
placés en garde à vue dans plusieurs commissariats de la ville. D’après
le collectif NCEIC, 489 enseignants sont actuellement en détention.
Je déplore ces arrestations qui démontrent que le gouvernement n'a pas
su tirer les leçons de la crise anglophone dont la gestion répressive
entraîne des conséquences désastreuses. Je demande la libération
immédiate et sans conditions des enseignants interpellés et préconise
qu’une vraie plate-forme de dialogue soit mise en place pour apporter
des solutions concrètes et définitives aux problèmes de nos enseignants.
Je me tiens aux cotés de nos enseignants pour leur témoigner ma
solidarité et je m'engage à travailler activement pour que leurs droits
fondamentaux soient respectés.
Akere T. Muna

On the morning of Tuesday 27 February 2018, a group of teachers
gathered under the banner of the “Nouveau Collectif des Enseignants
Indignés du Cameroun” (NCEIC), which translates as the New Grouping of
Indignant Teachers in Cameroon, for a peaceful protest at the esplanade
of the Ministry of Finance in Yaoundé. These teachers, who were dressed
in professional robes, were demonstrating against the accumulation of
salary arrears, the non-payment of incentives and promotion allowances,
as well as the disregard of their status as teachers, dating as far back
as 20 years. This is yet another example of bad governance which
continues to impede the proper functioning of our administration.
As it was with the case of lawyers and teachers in the Northwest and
Southwest Regions, the administration has again chosen to use violence
to suppress the protest, arresting hundreds of teachers, presently held
in custody at various Police stations in the nation’s capital, Yaoundé.
According to NCEIC, 489 teachers are currently in detention.
These arrests are deplorable and expose the fact that the Government has
failed to learn from the Anglophone crisis, whose repressive management
has led to disastrous consequences. I hereby request for the immediate
and unconditional release of the arrested teachers. I fervently urge the
government to set up an inclusive platform for dialogue in order to
find concrete and lasting solutions to the problems of our teachers.
I stand firmly with our teachers and I make commitment to work actively to resolve this violation of their fundamental rights.

