Theodor Morell
était l'unique médecin à qui Adolf Hitler faisait confiance. Il est
resté aux côtés du
Führer pratiquement jusqu'à la fin de sa vie.
Führer pratiquement jusqu'à la fin de sa vie.
Toutefois,
de nombreuses rumeurs circulent sur sa personne: plusieurs spécialistes
pensent que le médecin prescrivait intentionnellement à Hitler des
produits susceptibles d'influencer sa psyché, et certains experts
estiment même que Morell avait été recruté par les renseignements
américains, écrit le site de la chaîne Zvezda. L'émission «Dossier secret» a mené sa propre enquête pour démêler le vrai du faux.
Adolf
Hitler ne faisait pas confiance aux médecins et n'éprouvait pas de
sympathie pour les docteurs qui l'entouraient. Le Führer appréciait
toutefois les approches non traditionnelles de la médecine, ce qui a
favorisé son rapprochement avec le docteur Theodor Morell, «en vogue»
auprès des personnalités culturelles et sportives, au début des années
1930.
Ce médecin avait été recommandé à Hitler par son photographe
personnel Heinrich Goffman, également patient de Morell. Hitler avait
apprécié les soins du docteur et il a bénéficié de ses services jusqu'en
avril 1945. Dans les documents du docteur, Hitler figurait comme
«Client A».
Le journaliste et écrivain allemand Norman Ohler pense que Führer a pu apprécier la méthode de Morell visant une guérison rapide, qui incluait près de 90 médicaments.
Par
la suite, Morell s'est penché sur la fabrication de pilules hormonales
censées renforcer l'immunité. Il a proposé à Hitler de les essayer et ce
dernier a accepté. Quand le produit a été littéralement «testé» sur
Hitler, Morell a écrit que désormais le médicament pouvait être vendu à
toute la population de l'Allemagne et à l'armée allemande.
En mars 1945, Joseph Goebbels a écrit dans son journal que les
injections de Morell n'avaient aucun effet assainissant et que le
médecin avait très probablement rendu le Führer dépendant. Hitler ne l'a
compris qu'en avril 1945. Le dernier jour de travail de Morell, le
Führer a perdu le contrôle et s'est mis à hurler sur le médecin. Ce
dernier a fait ses valises et il est parti, ils ne se sont plus jamais
revus.
Les opinions exprimées dans ce contenu n'engagent que la responsabilité de l'auteur de l'article repris d'un média russe et traduit dans son intégralité en français.
Source: fr.sputniknews.com
Le journaliste et écrivain allemand Norman Ohler pense que Führer a pu apprécier la méthode de Morell visant une guérison rapide, qui incluait près de 90 médicaments.
«Avec son médecin, Hitler s'était fixé pour
objectif un rétablissement immédiat. Cela signifiait que si Hitler se
sentait fatigué ou avait une quinte de toux, le médecin lui injectait
des cocktails puissants de différents produits, après quoi il se sentait
bien à nouveau», explique l'émission «Dossier secret» de la chaîne
russe Zvezda.
En 1936, Theodor Morell a été nommé médecin personnel d'Hitler et
s'est occupé des soins du Führer pratiquement jusqu'aux derniers jours
de ce dernier.
«En 1938, Morell a administré à Hitler sa
première injection: ce dernier a apprécié la cure et il l'a ensuite
nommé comme son médecin personnel. Ils sont restés inséparables entre
1936 et avril 1945. Personne n'a passé autant de temps avec Hitler que
Morell. Pour mieux comprendre les motivations des actes d'Hitler,
on peut analyser la liste des médicaments qu'il recevait
quotidiennement», indique Norman Ohler.
Début 1938, Morell a lu dans un magazine de médecine un article sur
les propriétés miraculeuses de la pervitine (méthamphétamine) utilisée
en cas d'empathie, de mollesse et de dépression. Avant de prescrire ce
produit à Hitler, le docteur a décidé d'organiser des tests sur des
volontaires auprès de 150 futurs médecins militaires. Après son
absorption, les sujets reconnaissaient qu'après 10 heures de travail
tendu ils se sentaient en pleine forme.
«Le médecin personnel d'Hitler Theodor Morell
suivait très scrupuleusement l'historique des médicaments consommés par
le Führer. Ces enregistrements sont conservés dans les archives
fédérales allemandes. Chaque jour de la vie d'Hitler entre 1936 et 1945
est décrit en détail. Ces documents ne présentent pas seulement les
médicaments consommés, mais également leur but: vaincre un stress élevé,
prendre des décisions importantes, se débarrasser du sentiment de
faiblesse, etc. Les substances prises par Hitler sont très différentes
les unes des autres: on en dénombre plus de 90. Tous très différentes.
Beaucoup de ces médicaments expliquent les changements de comportement
d'Hitler», explique Norman Ohler.
D'après les journalistes, les médicaments administrés par Morell
influençaient les décisions d'Hitler. Au printemps 1944, le Führer
recevait chaque jour un opioïde analgésique à grande dose.
«C'est un produit sérieux, dont une injection
suffit pour remettre sur pied un homme en état de fatigue mortelle.
Hitler en recevait avant ses réunions avec les généraux revenus du front
de l'Est. La situation était catastrophique», déclare Norman Ohler.
«Je pense que Goebbels se doutait de ce qui se
passait entre Morell et Hitler. D'ailleurs, à l'époque, le produit
favori d'Hitler ne pouvait plus être obtenu: Morell ne recevait plus de
fournitures d'Europe. C'est alors qu'Hitler a développé le syndrome de
sevrage», indique le journaliste.
Selon le dossier médical partiellement publié d'Hitler, à la fin de
la guerre ce dernier consommait au moins 28 produits différents, dont
des amphétamines, des hormones et des stéroïdes. Est-il possible que
Morell ait donné tous ces médicaments à son patient intentionnellement,
dans le but de détruire la psyché d'Hitler? Et cette consommation
a-t-elle effectivement influencé les décisions politiques et militaires
importantes prises par le Führer?Les opinions exprimées dans ce contenu n'engagent que la responsabilité de l'auteur de l'article repris d'un média russe et traduit dans son intégralité en français.
Source: fr.sputniknews.com

