
Le secrétaire d'Etat
américain Rex Tillerson (photo) entamera le mardi 6 mars, une tournée de
huit
jours en Afrique pour tenter de contrer l’influence chinoise sur le continent et de corriger l’erreur grossière de Donald Trump, qui avait qualifié les pays africains de «pays de merde».
jours en Afrique pour tenter de contrer l’influence chinoise sur le continent et de corriger l’erreur grossière de Donald Trump, qui avait qualifié les pays africains de «pays de merde».
Le Tchad, Djibouti, l'Ethiopie, le Kenya
et le Nigeria figurent sur la feuille de route du chef de la diplomatie
américaine, qui devrait aussi rencontrer les responsables de la
Commission de l'Union africaine, à Addis-Abeba.
«Pendant sa tournée, M. Tillerson
entend discuter des moyens de travailler avec nos partenaires africains
pour lutter contre le terrorisme, favoriser la paix et la sécurité,
promouvoir la bonne gouvernance et encourager un commerce et des
investissements mutuellement avantageux.», a précisé le département d'Etat dans un communiqué.
La première tournée africaine de Rex
Tillerson constitue la première marque d'intérêt de l'équipe du
président Donald Trump à l'égard de l'Afrique. Dans ce cadre, le
responsable américain devrait notamment s’employer, à cette occasion, à
corriger la bévue commisse par le locataire de la Maison Blanche qui
avait qualifié en janvier dernier, des nations africaines et Haïti de «pays de merde», suscitant l'indignation de plusieurs chefs d'Etat du continent.
Selon des officiels américains cités par The Washington Times,
M. Tillerson devrait, d’autre part, débattre avec ses homologues
africains des moyens de réduire l’influence grandissante de la Chine en
Afrique qui semble agacer de plus en plus Washington.
Ces officiels ont confié au quotidien américain que «l’administration
américaine voit d’un mauvais œil la politique économique de la Chine en
Afrique, qui repose sur l’extraction massive de ressources naturelles
africaines en échange d’un accès facile à des prêts et des aides
financières».
«Les prêts chinois à faible taux
d'intérêt faussent la dynamique économique dans plusieurs pays africains
en augmentant inutilement les stocks de dette de ces pays.», a confié un haut fonctionnaire du Département d'Etat au Washington Times, sous couvert d’anonymat.
«Beaucoup de pays d'Afrique australe
et certains pays situés à l'Est et à l'Ouest de ce continent ont des
dettes publiques allant de 50% à 200% du PIB. Entre 80% et 50% de ces
dettes proviendrait des prêts chinois, et ce n'est vraiment pas
acceptable.», a-t-il ajouté.
Agence Ecofin

