L'action Amazon a corrigé brutalement mercredi après des rumeurs de taxation accrue par
Donald Trump.
Le président américain Donald Trump, qui s'était déjà 'payé' le géant
du commerce en ligne Amazon jeudi, sur le réseau social Twitter, a
poursuivi son offensive samedi.
"J'ai exprimé mes préoccupations
concernant Amazon bien avant l'élection. Contrairement à d'autres, ils
payent peu ou pas d'impôts aux gouvernements d'État et locaux, utilisent
notre service postal comme livreur (causant d'énormes pertes aux
États-Unis) et mettent des milliers de détaillants en faillite!", avait
lancé Trump dès jeudi sur Twitter.
Le site d'information 'Axios'
avait prévenu déjà, la semaine dernière, que le président Donald Trump
était littéralement "obsédé" par le dossier Amazon, et entendait bien
revoir le traitement fiscal du groupe de Jeff Bezos. Trump aurait
discuté de la modification du traitement fiscal de l'entreprise,
plusieurs de ses amis lui ayant affirmé qu'Amazon affectait leurs
activités et "tuait les centres commerciaux et les détaillants 'brick
& mortar'".
Trump est revenu à la charge samedi, relevant que
le service postal américain perdrait en moyenne 1,5$ pour chaque colis
livré pour le compte d'Amazon. "Cela représente des milliards de
dollars", s'indigne Trump, évoquant par ailleurs l'importance de
l'équipe de lobbying du détaillant online.
Le président américain
estime qu'une hausse des tarifs du 'Post Office' américain pourrait
coûter 2,6 milliards de dollars à Amazon... Au passage, Trump en a
profité pour égratigner le 'Washington Post', propriété de Jeff Bezos,
mettant en cause son intégrité. Le WaPo a affirmé aussi vite son
indépendance éditoriale...
Les interventions de Trump doivent
toutefois être prises avec des pincettes. La méthode agressive de
communication du président américain ne se traduit en effet pas toujours
en actions concrètes. Le broker Wells Fargo, qui s'exprimait en fin de
semaine dernière sur le sujet, jugeait d'ailleurs excessives les
craintes concernant d'éventuelles sanctions infligées à Amazon.
Durant sa campagne, Trump avait déjà prévenu qu'il allait s'en
prendre, une fois élu, au groupe de Seattle. Christopher Harvey, 'head
of equity & quant strategy' chez Wells Fargo Securities, constate le
sentiment négatif actuel, mais serait surpris que l'administration
Trump mette en place de nouvelles législations (affectant Amazon). Il
rappelle d'ailleurs que Trump avait aussi fait campagne sur le thème de
la dérégulation...
Source: Boursier


