
Des scientifiques
ont décrit deux types de maladies malignes transmissibles affectant le
diable de
Tasmanie. Ils ont également déterminé les raisons pour lesquelles cette espèce de mammifère était plus sensible aux cancers infectieux que les autres animaux.
Tasmanie. Ils ont également déterminé les raisons pour lesquelles cette espèce de mammifère était plus sensible aux cancers infectieux que les autres animaux.
Les
scientifiques de l'Université de Cambridge ont analysé deux types de
maladies malignes transmissibles, qui affectent le diable de Tasmanie
(Sarcophilus harrisii), espèce de marsupiaux ne vivant que sur l'île de
Tasmanie, au sud de l'Australie. Ils sont notamment parvenus à
déterminer les raisons pour lesquelles cette espèce de mammifère est
plus sensible aux cancers infectieux que les autres animaux, relate le
portail EurekAlert!
Il existe huit types de cancers transmissibles
qui affectent les chiens, les diables de Tasmanie et les mollusques
bivalves marins. Les chercheurs pensaient que puisque ces maladies sont
très rares, les marsupiaux l'attrapaient occasionnellement. Cependant,
la découverte d'un deuxième type de tumeurs malignes contagieuses a
indiqué que le Sarcophilus harrisii avait des caractéristiques qui le
rendaient vulnérable à cette pathologie.
Il s'est avéré que l'apparition de ces deux catégories de cancer est
favorisée par des mutations similaires et que les tumeurs se développent
à partir de tissus presque similaires.
Puisque
les animaux se mordent souvent au museau lorsqu'ils se battent pour la
nourriture ou pour s'accoupler, des tumeurs peuvent se développer à
partir des cellules impliquées dans la cicatrisation. Il est notamment
démontré que les produits bloquant les voies biochimiques impliquées
dans la régénération tissulaire inhibent la croissance des tumeurs
faciales.
Les chercheurs estiment que les humains pourraient également
contribuer à la propagation des tumeurs car le nombre de diables de
Tasmanie a brusquement chuté. En conséquence, la diversité génétique
nécessaire pour adapter le système immunitaire aux cellules malignes a
diminué.
Source: fr.sputniknews.com

