
Au Cameroun et à
l’étranger, la contestation ne faiblit pas après les résultats de la
présidentielle qui
donnent Paul Biya vainqueur. Maurice Kamto, classé 2e, mais s’estimant victime d’un «hold-up électoral», a lancé vendredi 26 octobre un «mouvement de résistance». Des manifestations étouffées par la police à Douala et Yaoundé.
donnent Paul Biya vainqueur. Maurice Kamto, classé 2e, mais s’estimant victime d’un «hold-up électoral», a lancé vendredi 26 octobre un «mouvement de résistance». Des manifestations étouffées par la police à Douala et Yaoundé.
Samedi
27 octobre, une marche non autorisée à Douala de militants du MRC
(Mouvement pour la Renaissance du Cameroun), a tourné court avec
l'arrestation d'une cinquantaine de militants.
Un participant à la marche non autorisée du MRC dans les rues de Douala filme la manifestation.
Olivier Bibou Nissack, porte-parole de Maurice Kamto, chef du MRC et candidat malheureux à la présidentielle, qui conteste les résultats officiels, annonçait également sur sa page Facebook dans la même journée la présence de la police au siège de leur parti, à Douala.
Ces manifestations s'inscrivent dans le cadre du programme de «résistance pacifique» lancé par Maurice Kamto. Le candidat malheureux à la présidentielle et ses partisans projetaient dès le vendredi 26 octobre 2018 une série de manifestations au Cameroun et à l'étranger. Un mouvement suivi à Londres, au Royaume-Uni par des Camerounais de la diaspora.
Les partisans et militants du MRC entendent continuer leurs actions
jusqu'au jour choisi pour la prestation de serment de Paul Biya. En fin
de semaine dernière, le gouvernement de Yaoundé durcissait déjà le ton
face à l'annonce de cette série de manifestations par la voix du
ministre de l'Administration territoriale.
Mercredi 24 octobre, les autorités ont interdit une conférence de presse programmée par l'opposant Cabral Libii, classé troisième à la présidentielle. Le même jour et jeudi, la police a bloqué l'accès au siège de son parti à Yaoundé, l'empêchant de s'y entretenir avec la presse.
Malgré la proclamation officielle des résultats le 22 octobre dernier, qui donnent Paul Biya vainqueur avec 71,28% des voix, devançant de loin ses principaux challengers, la tension persiste au Cameroun depuis le 8 octobre, date à laquelle Maurice Kamto s'était déclaré vainqueur du scrutin du 7 octobre. Plusieurs manifestations des candidats sont interdites, mais loin de se laisser intimider, les principaux opposants à Paul Biya multiplient des initiatives pour exprimer leur contestation.
Source: sputniknews.com
Un participant à la marche non autorisée du MRC dans les rues de Douala filme la manifestation.
Olivier Bibou Nissack, porte-parole de Maurice Kamto, chef du MRC et candidat malheureux à la présidentielle, qui conteste les résultats officiels, annonçait également sur sa page Facebook dans la même journée la présence de la police au siège de leur parti, à Douala.
«Le siège du MRC à Douala pris d'assaut en ce
moment même par des hommes en tenue. Des tirs sont entendus et le siège
est en cours de mise à sac et de destruction. Plus tôt ce jour,
arrestations massives des militants (Me Michèle Ndoki et une
cinquantaine d'autres) et sympathisants manifestant pacifiquement. Nous
résisterons, et nos camarades seront libérés!», déclarait Olivier Bibou
Nissack, porte-parole Maurice Kamto.
Des manifestants qui ont été libérés tard dans la nuit du même samedi
à la suite d'une vague de réactions dans l'opinion. Dimanche 28
octobre, de nouvelles arrestations de militants du MRC ont eu lieu dans
la capitale Yaoundé. Les personnes interpellées participaient à un
sitting à la cathédrale Notre-Dame des Victoires de Yaoundé pour
protester contre la réélection de Paul Biya. Une information confirmée
sur le compte du porte-parole de Maurice Kamto.Ces manifestations s'inscrivent dans le cadre du programme de «résistance pacifique» lancé par Maurice Kamto. Le candidat malheureux à la présidentielle et ses partisans projetaient dès le vendredi 26 octobre 2018 une série de manifestations au Cameroun et à l'étranger. Un mouvement suivi à Londres, au Royaume-Uni par des Camerounais de la diaspora.

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Photo.
Manifestants pro-Kamto à Londres
«L'administration a, jusqu'alors, fait preuve
de retenue. Il est toutefois de mon devoir de prévenir que désormais
nous n'allons tolérer aucun désordre. Toutes les tentatives de troubles à
l'ordre public seront traitées avec la plus grande fermeté. À ma
connaissance, la qualité d'ancien candidat à l'élection présidentielle
ou membre d'un parti politique ne confère aucune immunité», a prévenu
Atanga Nji, ministre de l'Administration territoriale.
Mise en garde d'Atanga Nji, ministre de l'Administration
territoriale du Cameroun, aux opposants qui continuent à contester les
résultats de la présidentielle.Mercredi 24 octobre, les autorités ont interdit une conférence de presse programmée par l'opposant Cabral Libii, classé troisième à la présidentielle. Le même jour et jeudi, la police a bloqué l'accès au siège de son parti à Yaoundé, l'empêchant de s'y entretenir avec la presse.
Malgré la proclamation officielle des résultats le 22 octobre dernier, qui donnent Paul Biya vainqueur avec 71,28% des voix, devançant de loin ses principaux challengers, la tension persiste au Cameroun depuis le 8 octobre, date à laquelle Maurice Kamto s'était déclaré vainqueur du scrutin du 7 octobre. Plusieurs manifestations des candidats sont interdites, mais loin de se laisser intimider, les principaux opposants à Paul Biya multiplient des initiatives pour exprimer leur contestation.
Source: sputniknews.com

