
Depuis l’élection
d’un gouvernement de droite autonomiste, la fracture parait immense
entre
Montréal et le reste du Québec. 50 ans après le «Vive le Québec libre!» du Général de Gaulle à Montréal, il semblerait que ce soit au tour de cette ville de vouloir gagner son indépendance…
Montréal et le reste du Québec. 50 ans après le «Vive le Québec libre!» du Général de Gaulle à Montréal, il semblerait que ce soit au tour de cette ville de vouloir gagner son indépendance…
Depuis l'élection d'un gouvernement de droite autonomiste
au Québec, la relation semble à son plus bas entre la Ville de Montréal
et le reste du Québec. Depuis l'arrivée de la Coalition Avenir Québec
(CAQ) au pouvoir, la métropole québécoise semble de plus en plus faire
bande à part. L'élection de la CAQ a accentué un phénomène qui n'est pas
nouveau.
Évidemment,
de par son importance démographique et économique, la Ville de Montréal
s'est toujours distinguée du reste du Québec. Ville partiellement
anglophone, Montréal se différencie d'abord du reste du Québec par la
langue.
Les Québécois anglophones sont concentrés à Montréal, ce qui a
souvent contribué à créer des tensions. Depuis au moins 150 ans existe
une forte rivalité entre le français et l'anglais dans la métropole.
Aujourd'hui, les anglophones forment environ 20% de la population
montréalaise.
Recul du français à Montréal: une réalité qui dérange
De nombreuses personnes immigrées choisissent l'anglais et non le français comme langue lorsqu'ils arrivent à Montréal, ce qui pose différents problèmes sur le plan de l'intégration. Pour le mouvement nationaliste, le rejet du français par les nouveaux arrivants représente un échec. Cela témoignerait de la fragilité de l'identité québécoise.
Rappelons
que les Québécois francophones sont environ 7 millions, et qu'ils
évoluent dans une Amérique du Nord où vivent plus de 300 millions
d'anglophones (Canada et États-Unis). Dans une certaine mesure,
on pourrait dire que les Québécois se sentent «assiégés» sur le plan
linguistique, formant un îlot francophone dans un immense océan
anglophone.
Plusieurs analystes et chroniqueurs dénoncent ce qu'ils considèrent
comme l'anglicisation de la Ville de Montréal. Dans les dernières
années, plusieurs experts ont observé un important recul du français dans la métropole. Récemment, le maire de la Ville de Québec, Régis Labeaume a lancé aussi un signal d'alarme.
En négligeant la protection du français, les politiciens font une «très
grave erreur» et contribuent à accroître la fracture entre Montréal et
le reste du Québec, croit le maire de la capitale.
Multiculturalisme et signes religieux: un autre dossier qui divise
La question de la langue n'explique toutefois pas tout. Depuis maintenant quelques années, la Ville de Montréal adhère à la politique fédérale du multiculturalisme. Les élites montréalaises semblent de plus en plus adhérer au discours dominant sur le vivre-ensemble, ce qui n'est pas vraiment le cas de la majorité francophone.
D'ailleurs, le nouveau gouvernement du Québec entend réduire l'immigration de 20% et limiter la sphère d'application du multiculturalisme. Notamment en interdisant le port de signes religieux pour les personnes en position d'autorité comme les juges, les policiers et enseignants. Cette vision plus «conservatrice» déplait beaucoup à la mairesse de Montréal, Valérie Plante, et à son administration. D'aucuns accusent le nouveau premier ministre François Legault de nourrir la «xénophobie».
Montréal, ville sécessionniste?
L'ancien
maire de Montréal a accusé le gouvernement du Québec d'outrepasser ses
champs de compétence et d'ignorer le caractère multiculturel de la
métropole. En prenant cette position, le maire prenait la défense des
quelques femmes de confession musulmane qui souhaitaient pouvoir
continuer à prendre l'autobus avec le visage couvert.
Autre preuve que les relations entre la métropole et Québec sont au
plus bas: la mairesse de Montréal, Valérie Plante, a brillé par son
absence à la cérémonie d'assermentation des ministres du nouveau
gouvernement. Une absence qui a été considérée comme une faute, voire
comme un manque de jugement.
Par ailleurs, un récent sondage montre que la mairesse de Montréal est déjà beaucoup moins populaire qu'il y a 1 an, lors de son arrivée au pouvoir. Ce qui est peut-être le signe d'une volonté de changement.
Source: fr.sputniknews.com
Recul du français à Montréal: une réalité qui dérange
De nombreuses personnes immigrées choisissent l'anglais et non le français comme langue lorsqu'ils arrivent à Montréal, ce qui pose différents problèmes sur le plan de l'intégration. Pour le mouvement nationaliste, le rejet du français par les nouveaux arrivants représente un échec. Cela témoignerait de la fragilité de l'identité québécoise.
«Ce qui me fascine, c'est qu'après
400 ans d'histoire, on ne se souvient pas qu'il faut se préoccuper de
notre langue maternelle de la majorité des habitants du Québec. On fait
une très grave erreur. Plus on va laisser ça aller, pire ça va être», a
affirmé Régis Labeaume.
Si l'anglais continue de progresser à Montréal, cette ville se
rapprochera davantage du Canada anglais, sur le plan politique comme sur
le plan symbolique. De cette manière, les Québécois francophones
pourraient se voir marginalisés dans leur propre métropole.Multiculturalisme et signes religieux: un autre dossier qui divise
La question de la langue n'explique toutefois pas tout. Depuis maintenant quelques années, la Ville de Montréal adhère à la politique fédérale du multiculturalisme. Les élites montréalaises semblent de plus en plus adhérer au discours dominant sur le vivre-ensemble, ce qui n'est pas vraiment le cas de la majorité francophone.
D'ailleurs, le nouveau gouvernement du Québec entend réduire l'immigration de 20% et limiter la sphère d'application du multiculturalisme. Notamment en interdisant le port de signes religieux pour les personnes en position d'autorité comme les juges, les policiers et enseignants. Cette vision plus «conservatrice» déplait beaucoup à la mairesse de Montréal, Valérie Plante, et à son administration. D'aucuns accusent le nouveau premier ministre François Legault de nourrir la «xénophobie».
«Je vais toujours défendre les
intérêts des Montréalais et Montréalaises, peu importe qui ils sont et
ce qu'ils portent, afin qu'ils aient accès aux services auxquels ils ont
droit et, idéalement, aux emplois», a mentionné la mairesse Valérie
Plante.
Mais ce n'est pas la première fois que Montréal tente de faire valoir
son autonomie en s'opposant à un projet de loi sur la laïcité. En
octobre 2017, l'ancien maire de Montréal, Denis Coderre, s'était aussi
opposé à un projet de loi qui stipulait que les services publics
devaient être rendus à visage découvert. Ce qui incluait les transports
publics.Montréal, ville sécessionniste?
Par ailleurs, un récent sondage montre que la mairesse de Montréal est déjà beaucoup moins populaire qu'il y a 1 an, lors de son arrivée au pouvoir. Ce qui est peut-être le signe d'une volonté de changement.
Source: fr.sputniknews.com

