
Pour l’élection du 30 décembre, l’Église catholique a
mis sur pied un dispositif inédit : ses quelque
40 000 observateurs
doivent lui permettre de centraliser tous les résultats. Si ces données
révèlent une fraude, l’abbé Donatien Nshole devra s’exprimer. Sera-t-il
prêt à aller au bras de fer ?
Dans le vaste bureau de l’abbé Donatien Nshole,
la climatisation tourne à plein régime sans pour autant refroidir ses
nerfs. Depuis le report de l’élection présidentielle dans quatre circonscriptions
(Beni, Beni-ville, Butembo et Yumbi), le secrétaire général de la
Conférence épiscopale nationale du Congo (Cenco) ne mâche plus ses mots.
« Les raisons avancées, comme l’épidémie d’Ebola, ne me convainquent pas, assure-t-il à Jeune Afrique. Les gens étaient bien plus exposés pendant la campagne. Je n’exclus pas qu’il y ait un agenda caché derrière cela ».
Par Jeune Afrique

