On
a essayé le collectivisme, sous toutes ses formes, malheureusement cela
a échoué dans le monde entier. Cela ne
pourrait jamais fonctionner même
si l’on changeait les personnes responsables de sa mise en œuvre. C'est
un système défaillant, à la fois conceptuellement et moralement et qui
en plus cause trop de morts. Pourtant, l’Afrique du Sud
semble attiré par cette voie. La croyance en la redistribution de la
richesse et le choix récent de l’expropriation sans indemnisation, sont
quelques indices qui témoignent d’une volonté d’étendre le pouvoir de
l’État au détriment de l’individu. Il est urgent pour l'Afrique du Sud
de retrouver la voie du capitalisme.
Qu’est-ce que le capitalisme ?
Le
capitalisme, c’est avant tout la protection des droits individuels et
des droits de propriété. Le capitalisme signifie la diversité humaine.
Le capitalisme signifie aussi un système basé sur une vraie concurrence.
Les Sud-Africains ont été opprimés par l'État de différentes manières,
il est donc temps de leur permettre de bénéficier du capitalisme. Dans
son ouvrage « Le capitalisme : l'idéal inconnu », Ayn Rand définit le
capitalisme comme étant «Le seul système social fondé sur la
reconnaissance et la protection des droits de l'individu et, partant, le
seul système interdisant la coercition des relations sociales».
L'Afrique du Sud ne peut pas avoir une économie viable avec une
croissance réelle à long terme, si les gens ne sont pas libres
d’entreprendre, et, dans l’état actuel des choses, nous ne le sommes pas
car l’État dresse toujours plus d’obstacles devant nous.
Un
système dans lequel les populations se disputent les faveurs et les
offrandes du gouvernement n’a rien à voir avec le capitalisme. Un
système dans lequel entreprises et particuliers sont écrasés par des
montagnes de bureaucratie et de tracasseries administratives n'est pas
du capitalisme. Un système dans lequel des entreprises (essentiellement
publique) sont renflouées par le gouvernement ou sont protégées de la
concurrence par le gouvernement n'est pas du capitalisme. C’est ce que
l’on appelle le capitalisme de copinage qui n’est rien d’autre qu’un
système reposant sur la corruption. Actuellement, l’Afrique du Sud est
dans ce que l’on pourrait qualifier d’économie mixte : un mélange de
liberté et de nombreux contrôles. Ayn Rand a décrit un pays à économie
mixte comme étant : «En voie de désintégration, une guerre civile de
groupes de pression se pillant et se dévorant les uns les autres». Tant
que nous aurons ce capitalisme dénaturé, tout groupe plus puissant
exploitera les ressources de l’État pour son propre bénéfice.
Le copinage malsain
Plus
l'État grandit, plus il nous contrôle pour garder sa position. Il
n'aime pas la concurrence, en témoigne les entreprises publiques Eskom
et SAA, qui ont été protégées et renflouées d'innombrables fois, à des
coûts énormes pour les Sud-Africains et pour l’ensemble de l'économie.
Dans un système capitaliste, lorsqu'une entreprise échoue, elle doit en
supporter les conséquences: il n'y a pas de plan de sauvetage payé par
les contribuables. Peu importe qui dirige le gouvernement à un moment
donné, le groupe au pouvoir aura toujours ses favoris, et plus le
pouvoir de l’État sera étendu, plus les abus seront nombreux.
L’obsession de la redistribution
Le
capitalisme est le seul système qui garantit les droits de propriété.
Chaque personne doit être libre de cultiver sa propre richesse, pour son
propre intérêt. Penser que la richesse d’un pays est fixe, qu’elle doit
être divisée de manière à ce que chacun reçoive sa «juste part» est un
raisonnement incohérent. Nous devons raisonner au niveau individuel, pas
en termes de groupes arbitraires divisés sur la base de race ou la
richesse. Si chacun peut créer de la richesse, la richesse nationale
augmentera drastiquement et tout le monde sera plus riche.
L’État barreur de routes
Dans
le même ordre d'idées, limiter la liberté individuelle signifie que les
gens s'enfoncent davantage dans la pauvreté, car ils ne peuvent pas se
libérer de l’emprise de l'État et perdent ainsi du temps et de l’argent à
se débattre pour avancer. Plus l'État est intrusif, plus le mal est
grave. Ainsi, l’Afrique du Sud, comme d’autres pays du continent,
devrait marcher vers le capitalisme et la liberté, et rompre avec le
socialisme et la décadence.
Accorder
aux gens la liberté de commercer est radical. Permettre la création de
nouvelles entreprises, exempt de toute réglementation, est radical.
Reconnaître les gens comme des individus différents, capables de
rechercher leur propre bonheur tel que défini par eux-mêmes, est
radical. Le collectivisme est le choix de ceux qui considèrent l’État
comme notre sauveur, et constitue l’antithèse même de ce qui est
radical. Le capitalisme est le seul choix radical positif pour les
Sud-Africains et l’Afrique en général.
Chris Hatting, analyste for The Free Market foundation.Source: libreafrique.org

