
L'ancien président zimbabwéen Robert Mugabe s'est vu
dérober près d'un million de dollars en
liquide qu'il gardait dans un
attaché-case à son domicile, selon des nouveaux chiffres révélés le 25
janvier par le journal d'État « The Herald ».
Plusieurs suspects avaient comparu début janvier devant la justice pour avoir volé 150 000 dollars dans la maison de campagne du nonagénaire,
à Zvimba, dans la banlieue de la capitale Harare. Mais selon de
nouveaux documents présentés au tribunal jeudi 24 janvier, le montant du
butin dérobé à l’ancien président du pays atteint en réalité la somme
de 922 000 dollars, soit 812 000 euros.
Robert Mugabe avait déposé cet argent dans sa propriété sans en
informer qui que ce soit, selon le parquet. Mais le 6 janvier, le magot
avait quasiment disparu : son attaché-case ne contenait plus que 78 000
dollars, selon The Herald, citant des documents en possession du tribunal.
Une somme en partie dépensée
Quatre personnes sont poursuivies pour ce vol, dont Constancia
Mugabe, 50 ans, une parente de l’ancien président. Selon les premiers
éléments de l’enquête, les auteurs présumés du butin n’ont pas eu besoin
d’un mode opératoire très sophistiqué : Constancia Mugabe disposait
tout simplement des clés de la maison de Zvimba.
Les accusés ont comparu jeudi devant le tribunal de Chinhoyi (nord)
et leur prochaine audience a été fixée au 7 février. D’après The Herald, les cambrioleurs ont utilisé leur magot pour acheter des voitures, des maisons et du bétail.
Les dollars américains prisés
Les dollars américains sont particulièrement recherchés au Zimbabwe,
plongé dans une grave crise économique et financière caractérisée par
une pénurie de liquidités. Les détenteurs de comptes bancaires ne
peuvent retirer qu’au compte-gouttes des billets verts en liquide, le
reste étant convertible en « bonds notes », une sorte d’obligation dont
la valeur a fondu par rapport à la devise américaine.
Depuis sa démission en novembre 2017 après trente-sept ans de règne, Robert Mugabe, 94 ans, effectue de longs séjours à Singapour pour y être soigné.
Par Jeune Afrique

